Plasmaphérèse en médecine intensive réanimation : une étude rétrospective de 14 ans au CHU de Lille
- Echanges plasmatiques thérapeutiques
- médecine intensive réanimation
- complications
- Plasmaphérèse
- Unités de soins intensifs
- Purpura thrombotique thrombocytopénique
- Vascularites associées aux anticorps anticytoplasme des polynucléaires neutrophiles
- Polyradiculonévrite
- Plasmaphérèse
- Soins de réanimation
- Purpura thrombotique thrombocytopénique
- Vascularites associées aux anticorps anti-cytoplasme des neutrophiles
- Syndrome de Guillain-Barré
- Langue : Français
- Discipline : Médecine. Anesthésie Réanimation
- Identifiant : 2026ULILM089
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 10/04/2026
Résumé en langue originale
Entre octobre 2010 et janvier 2025, 102 patients ont été traités par échanges plasmatiques thérapeutiques (EPT) en médecine intensive-réanimation (MIR) au CHU de Lille, totalisant 616 séances. L’IGS2 médian était de 35 et le score SOFA médian de 6. L’indication principale était le purpura thrombotique thrombocytopénique (PTT) pour 26,3 % des séances, suivi des vascularites à ANCA (18 %) et du syndrome de Guillain-Barré. L’enoxaparine constituait la principale stratégie d’anticoagulation (55,6 %), tandis que 22,1 % des séances étaient réalisées sans anticoagulation. Le plasma frais congelé (PFC) était le fluide de substitution majoritaire (55,8 %). Les échanges étaient principalement réalisés sur Prismaflex (59 %) via un cathéter veineux central, le plus souvent jugulaire interne droit. Des complications survenaient dans 21,8 % des séances, dominées par l’hypotension (6,8 %), les paresthésies (2,2 %) et la fièvre (2,1 %). Les épisodes hypotensifs étaient le plus souvent d’évolution favorable sous remplissage vasculaire seul, bien que près de la moitié nécessitent un recours aux vasopresseurs. L’hypocalcémie constituait la principale complication tardive (6 %). Les EPT induisaient des modifications significatives des paramètres d’hémostase, avec une diminution du TP (?4,9 %), du fibrinogène (?26,9 %), des plaquettes (?10,2 %) et de la calcémie ionisée (?5,7 %), ainsi qu’un allongement du TCA (+31,2 %). Par ailleurs, 24,7 % des séances étaient interrompues prématurément, principalement en lien avec une thrombose de filtre (22 %) ou un dysfonctionnement de cathéter (8 %). Certaines modalités techniques étaient associées aux dysfonctionnements et aux complications observés. Une thrombose de membrane était retrouvée dans 16,7 % des séances réalisées avec de l’enoxaparine, contre 26 à 28 % avec les autres stratégies d’anticoagulation. Une substitution par PFC était associée à une survenue non négligeable de réactions anaphylactoïdes, à type de fièvre, de rash ou d’allergie, tandis que l’utilisation majoritaire d’albumine était associée à une diminution importante des paramètres de coagulation. les EPT apparaissent comme une technique globalement sûre en réanimation, malgré une fréquence non négligeable de complications le plus souvent peu sévères. L’optimisation des modalités techniques et la réalisation d’analyses multivariées apparaissent nécessaires pour mieux identifier les facteurs de risque et améliorer la sécurité de cette prise en charge.
- Directeur(s) de thèse : Levy, Clémentine
AUTEUR
- Palmer, John Arthur Alexis

