Titre original :

Faut-il encore faire des biopsies digestives aux patients atteints de maladie de Crohn en rémission ? : impact de la cicatrisation histologique sur la rechute clinique

Mots-clés en français :
  • Maladie inflammatoire chronique intestinale
  • maladie de Crohn
  • cicatrisation histologique
  • rechute clinique

  • Maladie de Crohn
  • Rémission (médecine)
  • Appareil digestif
  • Évolution de la maladie
  • Coloscopie
  • Maladie de Crohn
  • Récidive
  • Biopsie
  • Évolution de la maladie
  • Coloscopie
  • Langue : Français
  • Discipline : Médecine. Gastro-entérologie et hépatologie
  • Identifiant : 2026ULILM057
  • Type de thèse : Doctorat de médecine
  • Date de soutenance : 24/03/2026

Résumé en langue originale

Contexte : A l’ère des nouvelles biothérapies, les objectifs thérapeutiques dans les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin deviennent de plus en plus ambitieux. Dans la rectocolite hémorragique, la cicatrisation histologique est en passe de devenir un nouvel objectif thérapeutique, mais dans la maladie de Crohn les données sont discordantes. Notre étude a pour objectif d’évaluer l’impact de l’activité histologique sur le risque de rechute au cours de la maladie de Crohn. Matériel et méthodes : Cette étude rétrospective monocentrique a été menée au CHU de Lille, incluant des patients majeurs, atteints de maladie de Crohn, en rémission clinique, biologique et endoscopique ayant bénéficié d’une coloscopie entre janvier 2022 et janvier 2024. L’objectif principal était de déterminer si la persistance ou non d’une activité histologique avait un impact significatif sur l’évolution de la maladie à 2 ans en termes de rechute clinique, de modification thérapeutique ou de recours à la chirurgie. Les objectifs secondaires étaient de comparer l’attitude thérapeutique (désescalade) chez les patients biopsiés par rapport à ceux n’ayant pas eu de biopsies et de comparer l’évolution clinique des patients biopsiés par rapport à ceux n’ayant pas eu de biopsies. Résultats : 212 patients ont bénéficié d’une coloscopie sur la période étudiée, parmi lesquels 51 ont été inclus dans notre étude. 36 d’entre eux avaient bénéficié de biopsies. 1 seul patient a été perdu de vue avant 2 ans de suivi. 10 (20%) patients ont présenté une rechute clinique au cours du suivi. Chez les patients biopsiés, il n’existait pas de différence significative en termes de rechute (p = 0,64) entre les patients en rémission histologique ou non : parmi les patients n’étant pas en rémission histologique, aucun n’a rechuté au cours du suivi, contrairement à ceux ayant atteint la rémission histologique où 7 (19%) ont rechuté. De même, il n’existait pas de différence significative sur la rechute clinique (p=0,95) entre les patients biopsiés et non biopsiés. Une analyse a également été menée en excluant les patients qui avaient été désescaladés au cours du suivi, afin de s’affranchir de ce biais ; là non plus il n’y avait pas de différence significative que les patients soient en rémission histologique ou non (p=0,5), et qu’ils aient eu des biopsies ou non (p=0,52). Conclusion : Dans notre étude, la cicatrisation histologique ne semble pas avoir d’impact sur la rechute clinique chez les patients atteints de maladie de Crohn en rémission. Nos résultats plaident en faveur de l’abandon de la réalisation de biopsies systématiques pour mesurer le degré d’inflammation histologique chez les patients atteints de maladie de Crohn.

  • Directeur(s) de thèse : Nachury, Maria

AUTEUR

  • Métadier, Marina
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