Étude quantitative sur les modalités favorisant l’adhésion et la prescription de l’EMDR par les médecins généralistes
- Désensibilisation et reprogrammation par mouvements oculaires
- médecine générale
- soins primaires
- troubles de stress post-traumatique
- EMDR
- Médecins généralistes
- Connaissances, attitudes et pratiques en santé
- Prescription médicale
- État de stress post-traumatique
- Désensibilisation et reprogrammation par mouvements oculaires
- Médecins généralistes
- Connaissances, attitudes et pratiques en santé
- Ordonnances
- Troubles de stress post-traumatique
- Eye movement desensitization reprocessing
- general practice
- primary care
- stress disorders post-traumatic
- Langue : Français
- Discipline : Médecine générale
- Identifiant : 2026ULILM055
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 20/03/2026
Résumé en langue originale
Contexte : L'EMDR est une thérapie qui a fait preuve d’efficacité dans la prise en charge des troubles de stress post-traumatique. Selon l’INSERM, l’EMDR présente également un intérêt thérapeutique dans la dépression, les troubles anxieux liés ou non à un TSPT, les symptômes psychosomatiques, conduites addictives, douleurs chroniques. Il s’agit d’une thérapie brève qui nécessite un nombre moyen de séances plus faible que les TCC. Devant la difficulté d’accès aux psychothérapies par manque de praticiens, et coût élevé des séances, l’EMDR apparaît donc comme un outil prometteur. Méthode : Il s’agit d’une étude quantitative transversale fondée sur un questionnaire standardisé. La population ciblée est celle des médecins généralistes, en activité au moment de l’enquête, en France métropolitaine et en outre-mer. Le questionnaire était composé de QCM et accessible sur internet via la plateforme LimeSurvey. Un lien d’accès était diffusé par mail aux différentes CPTS de France. Résultats : Parmi les 528 réponses recueillies, 392 questionnaires complets ont été analysés. La quasi-totalité des médecins (94,9 %) avait déjà entendu parler de l’EMDR, mais l’autoévaluation des connaissances restait modérée (moyenne : 2,53/5). Plus d’un quart des médecins n’avait jamais recommandé l’EMDR, bien que 90,3 % déclarent qu’ils la recommanderaient en cas de trouble de stress post-traumatique (TSPT). L’EMDR était majoritairement perçue comme une méthode scientifiquement validée (70,7 %) et recommandée par la HAS dans le cadre du TSPT (72,2 %). Les principales indications retenues concernaient les troubles liés aux traumatismes et aux facteurs de stress, mais également les troubles anxieux et les deuils pathologiques. Les freins principaux identifiés étaient le manque d’information, la difficulté d’accès à des praticiens formés, le coût et l’absence de remboursement. À l’inverse, une meilleure information, une liste de praticiens certifiés et une meilleure prise en charge financière apparaissaient comme des leviers majeurs favorisant le recours à l’EMDR. Conclusion : Cette étude met en évidence une notoriété élevée mais des connaissances encore limitées de l’EMDR chez les médecins généralistes. Bien que largement perçue comme une thérapie efficace et pertinente, notamment dans la prise en charge du TSPT, son utilisation reste freinée par un manque d’information, des difficultés d’accès aux praticiens formés et une prise en charge financière insuffisante. Le renforcement de la formation des médecins généralistes, l’identification des praticiens certifiés et une meilleure prise en charge financière de l’EMDR pourraient favoriser son intégration dans le parcours de soins en médecine générale et améliorer l’accès des patients à cette thérapeutique.
- Directeur(s) de thèse : Hocry, Caroline
AUTEUR
- Goarant, Gabrielle

