Réponse au traitement par chimiothérapie et/ou immunothérapie selon le niveau d’expression de MET, en première et deuxième ligne, chez les patients suivis pour un cancer du poumon non à petites cellules au stade IV
- CBNPC
- surexpression de MET
- chimiothérapie
- immunothérapie
- Poumon -- Cancer non à petites cellules
- Chimiothérapie anticancéreuse
- Immunothérapie anticancéreuse
- Protooncogènes
- Évaluation médicale
- Tumeurs du poumon
- Carcinome pulmonaire non à petites cellules
- Antinéoplasiques
- Immunothérapie
- Protéines proto-oncogènes c-met
- Résultat thérapeutique
- Langue : Français
- Discipline : Médecine. Pneumologie
- Identifiant : 2026ULILM051
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 19/03/2026
Résumé en langue originale
Introduction : La surexpression de MET dans les cellules tumorales semble jouer un rôle dans l’évolution du cancer. Cependant, l’impact sur la réponse au traitement par chimiothérapie et/ou immunothérapie dans le cancer du poumon métastatique est encore peu connu. Objectif principal : Étudier la réponse au traitement selon le niveau d’expression de MET (0+1+ vs 2+3+ selon le score MetMAB) dans les CBNPC de stade IV. Les objectifs secondaires sont d’étudier les caractéristiques des patients présentant une forte expression de MET et d’analyser s’il existe un score de MET permettant de mieux prédire la réponse au traitement Matériel et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique. Les patients, suivis pour un CBNPC au stade IV, dans le service de Pneumologie et Oncologie Thoracique du CHU de Lille, ayant eu une recherche de surexpression de MET avant traitement et ayant reçu un traitement par chimiothérapie et/ou une immunothérapie, ont été inclus entre 2014 et 2024. Résultats : 277 patients ont été inclus dans l’analyse. Les patients, présentant une surexpression de MET selon le score MetMAB, sont plus souvent diagnostiqués au stade métastatique d’emblée et présentent un statut PD-L1 plus élevé. Selon le score MetMAB, il n’existe pas de différence significative de la SSP et de la SG dans la population globale, ni dans les sous-groupes chimio seule et chimio + immunothérapie. Il existe une différence de SSP dans le sous-groupe immunothérapie en faveur des patients avec surexpression (p=0,049 avec un HR à 0,548 [0,301-,0,998]), mais non significative après ajustement. On retrouve une meilleure SSP en analyse secondaire chez les patients 3+?25% selon le score TELISO-V (p=0,031 avec HR à 0,69 [0,492-0,967]), sans exclure l’influence possible de biais de confusion. On ne note pas de lien entre les valeurs du Hscore et la SSP. Conclusion : La présence d’une surexpression de MET ne semble pas avoir d’impact pronostic sur la réponse au traitement par chimiothérapie et/ou immunothérapie. L’exploration du rôle immunomodulateur de MET nécessite des études plus robustes. Les différents scores d’évaluation de l’expression de MET présentent des similitudes mais décrivent des populations différentes, sans seuil discriminant identifié. MET conserve un potentiel théranostique pour l’utilisation des nouvelles thérapies en cours d’évaluation.
- Directeur(s) de thèse : Cortot, Alexis
AUTEUR
- Milford, Dylan

