Glomérulopathies de novo (GEM/LGM/HSF) et allogreffes de cellules souches hématopoïétiques : à propos de 43 cas : étude de cohorte multicentrique nationale française de la SFGM-TC
- Allogreffe
- glomérulopathie
- graft-versus-host
- glomérulonéphrite extramembraneuse
- lésions glomérulaires minimes
- hyalinose segmentaire et focale primitive
- rituximab
- anticalcineurine
- Allogreffes
- Réaction du greffon contre l'hôte
- Glomérulopathies
- Glomérulonéphrite extramembraneuse
- Glomérulonéphrites segmentaires et focales
- Rituximab
- Allogreffes
- Réaction du greffon contre l'hôte
- Glomérulonéphrite
- Glomérulonéphrite extra-membraneuse
- Glomérulonéphrite segmentaire et focale
- Rituximab
- Langue : Français
- Discipline : Médecine. Néphrologie
- Identifiant : 2026ULILM050
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 18/03/2026
Résumé en langue originale
Contexte : La maladie du greffon contre l’hôte chronique (GvHc) est une réaction allo-immune dirigée vers les organes du receveur, responsable de la morbimortalité tardive post greffe. La GvHc est bien décrite lorsqu’elle touche les organes emblématiques : peaux et muqueuses au premier plan. Néanmoins, cette pathologie protéiforme peut se manifester de manière plus atypique notamment par des glomérulopathies. La description de ces pathologies est rare et le devenir des patients n’est pas connu. Méthode : Étude rétrospective multicentrique française, incluant les patients ayant présenté une Glomérulonéphrite Extramembraneuse (GEM), Lésion Glomérulaire Minime (LGM), Haylinose Segmentaire et Focale (HSF), entre le 1er janvier 2000 et le 1er septembre 2025, après une allogreffe réalisée dans un centre partenaire de la Société Française de Greffe de Moelle et de Thérapie Cellulaire (SFGM-TC). Les données cliniques, biologiques et histologiques ont bénéficié d’une étude statistique descriptive. L’association entre l’administration de Rituximab et la survenue d’une réponse complète ou partielle, a été évaluée par un modèle de Cox. Résultats : 33 GEM et 10 LGM/HSF ont été analysés soit une prévalence de 0,1 % parmi les patients allogreffés sur cette période. Il s’agissait surtout d’hommes (72 %), atteints de leucémie aigüe (45 %), avec greffon de compatibilité 10/10 (88 %) issus du sang périphériques (81%), et conditionnement non myéloablatif (56%). La glomérulopathie survenait à 24 mois de la greffe [16 – 37], suspectée devant un syndrome oedémateux (74%), plus rarement une maladie thromboembolique veineuse (12%). La présentation était néphrotique (98%), impur (71%) ; par hématurie (51%) ou insuffisance rénale aigue (35%). Si le traitement des LGM/HSF se faisait essentiellement par corticoïdes forte dose, celui des GEM ciblait soit les lymphocytes B (Rituximab), soit les lymphocytes T (Anticalcineurines). L’usage du Rituximab est associé à une probabilité significative de rémission partielle (HR = 2,4, IC95% 1.1- 5.3) Le suivi était marqué par 11 rechutes néphrologiques (26%) et 4 rechutes hématologiques (9%). L’insuffisance rénale chronique de novo concernait 7 patients (16%). Sept patients étaient décédés (16%), de causes infectieuses ou liée à une rechute hématologie. Conclusion : Les GEM et LGM/HSF sont des complications rares et tardives de l’allogreffe, s’apparentant à une GvH chronique à évoquer devant l’apparition d’un tableau oedémateux pour mettre en route un traitement adapté dont plusieurs modalités semblent efficaces.
- Directeur(s) de thèse : Chauvet, Paul
AUTEUR
- Boury, Clément

