Titre original :

Impact de l'antibioprophylaxie sur l'apparition d'une pneumopathie acquise sous ventilation mécanique chez les polytraumatisés

Mots-clés en français :
  • Pneumopathie acquise sous ventilation mécanique
  • polytraumatisés
  • PAVM

  • Polytraumatisés
  • Respiration artificielle
  • Poumon -- Maladies
  • Maladies infectieuses -- Prévention
  • Antibioprophylaxie
  • Polytraumatisme
  • Ventilation artificielle
  • Pneumopathie infectieuse sous ventilation assistée
  • Prévention des infections
  • Antibioprophylaxie
  • Langue : Français
  • Discipline : Médecine. Anesthésie Réanimation
  • Identifiant : 2026ULILM044
  • Type de thèse : Doctorat de médecine
  • Date de soutenance : 13/03/2026

Résumé en langue originale

Contexte : La pneumopathie acquise sous ventilation mécanique (PAVM) est l'infection la plus fréquente en soins intensifs, augmentant la morbidité, la durée de ventilation mécanique, la durée de séjour et génère donc des couts importants. L'incidence de celle ci est encore plus élevée chez les polytraumatisés, posant donc la question d'une prévention par antibioprophylaxie. L'objectif était d'évaluer l'association entre l'antibioprophylaxie lésionnelle et l'incidence des PAVM chez les patients traumatisés du CHU de Lille. Matériel et Méthodes : Étude rétrospective observationnelle monocentrique, analyse locale des données de l'étude nationale multicentrique ANTIVAP qui se basait sur le registre Traumabase Les patients devaient être admis entre le 01/01/2021 et le 01/01/2024 pour un traumatisme au CHU de Lille et nécessiter une ventilation mécanique pour au moins 48h. Les données démographiques, pré-hospitalières, hospitalières et infectiologiques étaient recueillies puis analysées dans un modèle de régression à risques proportionnels de Cox à cause spécifique. Résultats : Parmi les 241 patients traumatisés sur cette période, 121 (50.2%) ont développé une PAVM. Les patients étaient jeunes et avec peu de comorbidités, mais souffraient d'une mortalité importante (34%) ; 168 (69.7%) ont reçu une antibioprophylaxie lésionnelle, qui n'était pas associée à une diminution du risque global de PAVM (HR= 0.97 [0.62;1.51]) mais à une diminution des PAVM précoces (HR= 0.56 [0.32;0.98]). Les troubles de conscience initiaux étaient associés à un risque plus élevé de PAVM, tout comme l'anomalie pupillaire. L'âge et les comorbidités n'étaient pas significativement associés au risque de PAVM, ni le mécanisme lésionnel. Conclusion : L’antibioprophylaxie lésionnelle était associée à une réduction significative des pneumopathies acquises sous ventilation mécanique précoces, sans effet sur l’incidence globale des PAVM ni sur les formes tardives. Ces résultats suggèrent que l’antibioprophylaxie lésionnelle pourrait influencer la temporalité des PAVM sans modifier le pronostic vital, soulignant la nécessité d’analyses multicentriques de plus grande ampleur pour en préciser l’impact clinique.

  • Directeur(s) de thèse : Bourgeois, Alexandre

AUTEUR

  • Dubois, Antoine
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