Titre original :

AINS, conseil pharmaceutique et zones sous-dotées : quelle posture professionnelle ?

Mots-clés en français :
  • Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)
  • automédication
  • mésusage médicamenteux
  • déserts médicaux
  • pharmacie d’officine
  • parcours de soins
  • rôle du pharmacien

  • Pharmacies d'officine
  • Zones sous-médicalisées
  • Démographie pharmaceutique
  • Prescription médicale
  • Anti-inflammatoires non stéroïdiens
  • Recommandations sur le bon usage des médicaments
  • Conseil à l'officine
  • Zone médicalement sous-équipée
  • Ordonnances médicamenteuse
  • Automédication
  • Éducation du patient comme sujet
  • Connaissances, attitudes et pratiques en santé
  • Services pharmaceutiques
  • Langue : Français
  • Discipline : Pharmacie
  • Identifiant : 2026ULILE035
  • Type de thèse : Doctorat de pharmacie
  • Date de soutenance : 13/03/2026

Résumé en langue originale

Dans la pratique officinale, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) occupent une place importante du quotidien. Dans un contexte de sous-densité médicale croissante, le recours à l’automédication apparaît souvent comme l’un des seuls moyens pour les patients de soulager rapidement une douleur ou une gêne, en particulier lorsque l’accès au médecin est limité. Cette thèse avait pour objectif d’évaluer les pratiques des patients vis-à-vis de l’automédication par AINS selon différentes indications. Le recueil des données a été réalisé au sein de la pharmacie de Parigné-l’Évêque, seule officine de la commune (72250), à l’aide d’un questionnaire initialement proposé sous format numérique puis adapté au format papier, administré directement auprès des patients. Il s’agit d’une étude monocentrique, reposant sur les déclarations des patients, dont les données ont été analysées à l’aide d’outils statistiques, notamment le test du ?² d’indépendance. Les résultats mettent en évidence un mésusage des AINS présent mais ciblé, loin d’un phénomène généralisé. Un lien étroit apparaît entre l’automédication et l’utilisation de l’ibuprofène, seul AINS accessible sans prescription. La nature de la pathologie influence les modalités de prise en charge : les affections musculo-articulaires s’inscrivent davantage dans un parcours de soins structuré, tandis que les indications de la vie courante, telles que le rhume, relèvent plus fréquemment de l’automédication. Ainsi, si le mésusage existe, il demeure minoritaire et concerne des situations spécifiques associées à une douleur ou à une gêne qu’il convient de ne pas banaliser. Ces situations nécessitent une vigilance accrue du pharmacien, dont la prise en charge s’étend du conseil au comptoir à la réorientation vers d’autres professionnels de santé. Cette pluralité d’interventions illustre la nature multidimensionnelle du rôle du pharmacien d’officine et interroge l’évolution structurelle de ses modalités d’exercice afin de mieux répondre aux réalités du terrain.

  • Directeur(s) de thèse : Hermann, Emmanuel

AUTEUR

  • Charlot, Ophélie
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