Impact de l’arrêt de l’ocytocine en début de phase active du travail sur le rythme cardiaque foetal et la contractilité utérine
- Ocytocine
- rythme cardiaque foetal
- césarienne
- contractions utérines
- travail
- hypoxie
- Accouchement
- Ocytocine
- Foetus -- Appareil cardiovasculaire
- Foetus -- Effets des médicaments
- Utérus -- Contraction
- Travail obstétrical
- Ocytocine
- Effets secondaires indésirables des médicaments
- Rythme cardiaque foetal
- Contraction utérine
- Langue : Français, Anglais
- Discipline : Médecine. Gynécologie obstétrique et médicale
- Identifiant : 2026ULILM038
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 06/03/2026
Résumé en langue originale
Objectif - L'ocytocine est largement utilisée pour renforcer la dynamique utérine pendant le travail. Cependant, son administration est associée à un risque accru d'anomalies du rythme cardiaque foetal (RCF) et de morbidité néonatale. Une administration discontinue de l'ocytocine durant le travail pourrait permettre de réduire ces complications. Ainsi, notre objectif était d'évaluer l'impact de l'arrêt de l'ocytocine au début de la phase active du travail sur le rythme cardiaque foetal et la contractilité utérine. Méthodes - Cette étude est une analyse secondaire pré-spécifiée de l'essai STOPOXY, un essai de supériorité contrôlé, randomisé, ouvert et multicentrique, mené dans 21 maternités françaises, qui visait à évaluer l'impact de l'arrêt de l'ocytocine en début de phase active du travail sur la morbidité néonatale. Les participantes recevant de l'ocytocine avant 4 cm de dilatation ont été randomisées (1:1) entre l'arrêt et la poursuite de la perfusion. Ont été incluses les femmes du groupe « arrêt » (population per-protocole) provenant des six centres équipés d'un archivage électronique, et pour lesquelles un enregistrement cardiotocographique exploitable était disponible une heure avant et après l'interruption. En utilisant un schéma d'étude avant-après apparié, nous avons comparé les paramètres du RCF, classés selon les critères de la FIGO, ainsi que l'activité utérine durant les 60 minutes précédant versus les 60 minutes suivant l'arrêt. Les modifications du tracé du RCF ont été catégorisées comme suit : aucun changement, amélioration ou détérioration. Résultats - Sur les 562 participantes éligibles, 284 répondaient aux critères d'inclusion et ont été incluses dans notre analyse. L'arrêt de l'ocytocine a entraîné une augmentation du rythme de base (135 vs 137,5 bpm ; p = 0,002) ainsi qu'une amélioration significative de la variabilité (p < 0,01), caractérisée par moins d'hypovariabilité (3,9 % vs 2,5 %) et une augmentation de la variabilité normale (48,2 % vs 53,3 %). Par ailleurs, la fréquence des ralentissements a diminué (64,1 % vs 48,6 % ; p < 0,01), tout comme l'activité utérine qui est passée de 4 à 3,5 contractions par 10 minutes (p < 0,01). Conclusion – L'arrêt de l'ocytocine au début de la phase active s'est traduit par une amélioration du RCF, marquée notamment par une réduction du nombre de ralentissements et une meilleure variabilité, ainsi que par une baisse de l'activité utérine suggérant un moindre risque de tachysystolie. D'autres travaux sont nécessaires afin déterminer si ces modifications physiologiques influencent concrètement la prise en charge du travail et le vécu maternel.
- Directeur(s) de thèse : Garabedian, Charles
AUTEUR
- Lafforgue, Lise

