Évaluation des pratiques en médecine générale à propos du phénomène de Raynaud
- Phénomène de Raynaud
- bilans
- anticorps anti-nucléaires
- capillaroscopie
- Maladie de Raynaud
- Connaissances, attitudes et pratiques en santé
- Médecins généralistes
- Capillaroscopie
- Anticorps antinucléaires
- Maladie de Raynaud
- Connaissances, attitudes et pratiques en santé
- Médecins généralistes
- Capillaroscopie
- Anticorps antinucléaires
- Langue : Français
- Discipline : Médecine générale
- Identifiant : 2026ULILM036
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 04/03/2026
Résumé en langue originale
Introduction : Le phénomène de Raynaud est un acrosyndrome vasculaire fréquent en population générale avec une prévalence estimée à 5%. Il semble largement sous diagnostiqué et sous bilanté en médecine générale. Les recommandations divergent entre les sociétés savantes. Matériel et méthode : Une étude nationale quantitative transversale observationnelle a été menée entre du 26 Octobre 2025 au 16 Janvier 2026. Deux questionnaires standardisés en ligne ont été adressé aux médecins généralistes non thésés et/ou non installés et aux médecins généralistes installés. Les deux questionnaires étaient composés de 3 parties s'axant sur les connaissances théoriques, leur application en pratique, et les profils socio-démographiques des répondants. Le mode de recrutement était variable. Résultats : 79 médecins généralistes non thésés et/ou non installés et 64 thésés et installés ont participé à l'étude. La moyenne des connaissances et compétences cliniques selon l'autoévaluation des participants était de 5/10. Globalement, les participant ont eu des bonnes connaissances théoriques, cliniques et paracliniques. La majorité déclare que le dosage d'anticorps anti-nucléaires est une analyse complexe et difficile à interpréter. Discussion : Les médecins généralistes se sous-estiment lors de leur auto-évaluation alors qu'ils maîtrisent la clinique et paraclinique du phénomène de Raynaud. Cependant, ils ne le réalisent que peu et sous estiment sa prévalence dans leurs patientèles. Un à deux sur cinq ne l'évoquent jamais en consultation, cinq sur dix ont moins de 20 patients atteints connus. Ils semblent réaliser les bilans uniquement en cas d'atypie. Conclusion : Le phénomène de Raynaud est sous détecté et sous bilanté en médecine générale, malgré de bonnes connaissances cliniques et théoriques des médecins. Parmi les facteurs limitants, existent les difficultés d'interprétation du dosage d'anticorps anti-nucléaires et les divergences de recommandations entre les diverses sociétés savantes.
- Directeur(s) de thèse : Bayen, Sabine
AUTEUR
- Kruzel, Ludovic

