Titre original :

Evaluation de la prise en charge de l’état de stress post traumatique par les médecins généralistes des Hauts-de-France

Mots-clés en français :
  • État de stress post-traumatique
  • médecine générale
  • prise en charge
  • formation médicale
  • Hauts-de-France

  • État de stress post-traumatique
  • Prise en charge personnalisée du patient
  • Connaissances, attitudes et pratiques en santé
  • Médecins généralistes
  • Troubles de stress post-traumatique
  • Prise en charge personnalisée du patient
  • Connaissances, attitudes et pratiques en santé
  • Médecins généralistes
  • Langue : Français
  • Discipline : Médecine générale
  • Identifiant : 2026ULILM034
  • Type de thèse : Doctorat de médecine
  • Date de soutenance : 26/02/2026

Résumé en langue originale

Résumé Introduction L’État de Stress Post-Traumatique (ESPT) est une pathologie complexe et fréquente, dont les répercussions fonctionnelles sont majeures. Le médecin généraliste (MG), souvent en première ligne, joue un rôle pivot dans le repérage précoce et l’orientation des patients. Cependant, la complexité du diagnostic et la diversité des prises en charge soulèvent des questions sur l’homogénéité des pratiques. L’objectif de cette étude était d’évaluer les connaissances, les attitudes thérapeutiques et les obstacles rencontrés par les MG de la région Hauts-de-France dans la gestion de l’ESPT. Matériel et Méthodes Il s’agit d’une étude épidémiologique descriptive transversale quantitative. Un questionnaire structuré a été diffusé en ligne à un échantillon de médecins généralistes installés dans les Hauts-de-France. Résultats Sur 91 réponses exploitables, l’échantillon était paritaire et majoritairement jeune (36,3 % < 40 ans). Les résultats révèlent des lacunes théoriques importantes : si 50 % des MG estiment maîtriser la définition générale, près de 80 % méconnaissent les critères du DSM-5. Moins de 7 % ont reçu une formation initiale spécifique. Sur le plan thérapeutique, 50 % des praticiens ont recours aux psychotropes. L’analyse bivariée met en évidence des disparités significatives : les jeunes médecins (< 10 ans d’exercice) privilégient davantage les psychothérapies (TCC, EMDR) et maîtrisent mieux les définitions, tandis que les praticiens plus âgés et les hommes prescrivent davantage de médicaments. L’exercice en zone rurale est corrélé à un manque accru de ressources et de connaissances. Les obstacles majeurs identifiés sont le manque de ressources spécialisées (66 %) et le défaut de formation. Conclusion Cette étude objective un écart entre la volonté clinique des MG et les moyens à leur disposition. La prise en charge de l’ESPT en médecine générale reste hétérogène, souvent pharmacologique par défaut, et entravée par un déficit de formation et un maillage territorial insuffisant en santé mentale. Une amélioration de la formation continue et la structuration de filières de soins spécialisées sont indispensables pour optimiser le parcours de soin des patients traumatisés.

  • Directeur(s) de thèse : Duthoit, Thierry

AUTEUR

  • Noterman, Maxime
Droits d'auteur : Ce document est protégé en vertu du Code de la Propriété Intellectuelle.
Accès libre