Explorations allergologiques et prise en charge des réactions cutanées retardées liées aux traitements du myélome : étude multicentrique rétrospective en vie réelle
- Myélome multiple
- toxidermie
- lénalidomide
- réintroduction médicamenteuse
- Myélome multiple
- Anticancéreux -- Effets secondaires
- Lénalidomide
- Toxidermies
- Tests cutanés
- Myélome multiple
- Effets secondaires indésirables des médicaments
- Exanthème
- Lénalidomide
- Toxidermies
- Hypersensibilité médicamenteuse
- Tests cutanés
- Langue : Français, Anglais
- Discipline : Médecine. Dermatologie vénéréologie
- Identifiant : 2026ULILM033
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 26/02/2026
Résumé en langue originale
Contexte : Les éruptions cutanées sont fréquentes au cours du traitement du myélome multiple (MM) et peuvent compromettre la continuité thérapeutique. Les données sur leur prise en charge allergologique et la sécurité des réintroductions médicamenteuses restent limitées. Matériel et Méthodes : Étude observationnelle multicentrique nationale menée au sein du réseau FISARD. Les patients adultes atteints de MM ayant présenté une éruption cutanée retardée sous traitement anti-myélomateux et bénéficié d'une évaluation allergologique (tests cutanés et/ou réintroduction) ont été inclus. Les données cliniques, biologiques et thérapeutiques ont été recueillies rétrospectivement. Résultats : 71 patients ont été inclus. La majorité présentait des éruptions sévères (77,5%) de type exanthème maculopapuleux. Le lénalidomide était le principal médicament suspecté (91,5%). Des tests cutanés ont été réalisés chez 59 patients (186 tests, 15,6% positifs). Tous les tests au lénalidomide étaient négatifs (0/41), tandis que le bortézomib montrait 60% de positivité (12/20). Sur 57 réintroductions isolées, le taux de récidive était de 16%, sans différence significative entre réintroduction après tests négatifs et réintroduction sans tests préalables. Discussion : La négativité constante des tests cutanés au lénalidomide questionne leur utilité diagnostique pour cette molécule. L'hétérogénéité des protocoles entre centres souligne le besoin de standardisation. Un biais de vérification limite l'interprétation des valeurs prédictives, les patients avec tests positifs n'ayant pas été ré-exposés. Conclusion : Les tests cutanés au lénalidomide sont systématiquement négatifs dans notre cohorte. La contribution diagnostique des tests varie selon la molécule. Une réintroduction sous surveillance étroite peut être envisagée après évaluation allergologique. Des protocoles standardisés sont nécessaires.
- Directeur(s) de thèse : Dezoteux, Frédéric
AUTEUR
- Svabek, Clément

