Titre original :

Maladie d’Alzheimer et immunothérapie anti-amyloïde : quels enjeux pour la médecine générale ?

Titre traduit :

Anti-amyloid immunotherapy in Alzheimer’s disease : keys challenges for general practitioners ?

Mots-clés en français :
  • Maladie d’Alzheimer
  • médecins généralistes
  • immunothérapie anti-amyloïde
  • enjeux

  • Maladie d'Alzheimer
  • Immunothérapie
  • Amyloïde
  • Innovations médicales
  • Médecins généralistes
  • Connaissances, attitudes et pratiques en santé
  • Maladie d'Alzheimer
  • Immunothérapie
  • Amyloïde
  • Médecins généralistes
  • Connaissances, attitudes et pratiques en santé
Mots-clés en anglais :
  • Alzheimer’s disease
  • general practitioners
  • anti-amyloid immunotherapy
  • key challenges

  • Langue : Français
  • Discipline : Médecine générale
  • Identifiant : 2026ULILM028
  • Type de thèse : Doctorat de médecine
  • Date de soutenance : 13/02/2026

Résumé en langue originale

La maladie d’Alzheimer (MA) constitue la principale cause de trouble neurocognitif majeur, avec une prévalence mondiale croissante liée au vieillissement de la population. Les quatre traitements disponibles en France sont uniquement symptomatiques, et leur déremboursement en 2018 a accentué la perception négative de leur efficacité. Les avancées récentes sur la physiopathologie amyloïde ont conduit au développement d’immunothérapies disease-modifier, autorisées à ce jour, à l’international mais pas en France. Ces innovations soulèvent des enjeux cliniques, éthiques et organisationnels, notamment pour l’intégration dans le parcours de soins et l’accessibilité. Cette étude descriptive prospective a interrogé 100 médecins généralistes (MG) du Nord de la France pour évaluer leurs connaissances, attentes et appréhensions vis-à-vis de ces nouvelles thérapeutiques. La majorité des MG pratiquent un repérage systématique des plaintes mnésiques et assurent le suivi des patients âgés atteints de la MA, mais seuls 34 % s’informent spécifiquement sur les immunothérapies. La connaissance des indications et effets indésirables reste limitée, tandis que 47 % estiment un impact positif potentiel sur le fardeau des aidants. Malgré ces incertitudes, 86 % envisagent d’orienter leurs patients vers un spécialiste, et 60 % se déclarent enthousiastes face aux innovations. Les résultats soulignent le besoin de renforcer la formation des MG, de développer des outils de dépistage précoce accessibles en ville et d’améliorer la coordination ville-hôpital pour optimiser l’intégration des nouvelles immunothérapies et les stratégies de prévention. Cette étude constitue une base pour des recherches futures plus larges et multicentriques, afin de mieux préparer les praticiens aux évolutions thérapeutiques de la MA.

Résumé traduit

Alzheimer’s disease (AD) is the leading cause of major neurocognitive disorder, with an increasing prevalence globally due to an ageing population. The four available treatments are all symptomatic, and their delisting from reimbursement in 2018 reinforced the negative perception of their effectiveness. However recent advances in amyloid pathophysiology have led to the development of disease-modifying immunotherapies, which have been approved internationally except in France. These innovations raise clinical, ethical and organizational challenges, particularly regarding their integration into the care pathways and the accessibility. This prospective descriptive study surveyed 100 general practitioners (GPs) in the Nord region of France to assess their knowledge, expectations, and concerns as far as those new therapies are concerned. While most GPs perform systematic screening for memory complaints and provide follow-up for older patients with AD, only 34% specifically seek information on immunotherapies. Knowledge of indications and adverse effects remains limited, while 47% anticipate a positive impact on the caregiver burden. Despite these uncertainties, 86% of GPs plan to refer their patients to specialists and 60% report feeling enthusiastic about these innovations. The findings highlight the need to strengthen GP training, develop accessible early screening tools that are accessible in primary care and improve coordination between community and hospital to optimize the integration of new immunotherapies and preventive strategies. This study lays the groundwork for larger, multicenter research to better prepare practitioners for evolving therapeutic options in AD.

  • Directeur(s) de thèse : Huvent-Grelle, Dominique

AUTEUR

  • Cnockaert, Agathe
Droits d'auteur : Ce document est protégé en vertu du Code de la Propriété Intellectuelle.
Accès réservé aux membres de l'Université de Lille sur authentification jusqu'au 01/02/2027