Titre original :

Suivi des patients diagnostiqués BPCO en médecine générale : étude rétrospective dans deux maisons de santé pluriprofessionnelles à Outreau

Mots-clés en français :
  • Bronchopneumopathie chronique obstructive
  • médecine générale
  • prise en charge
  • suivi

  • Bronchopneumopathies obstructives
  • Prise en charge personnalisée du patient
  • Soins de santé primaires
  • Pratique médicale
  • Broncho-pneumopathie chronique obstructive
  • Gestion des soins aux patients
  • Prise en charge personnalisée du patient
  • Soins de santé primaires
  • Pratique professionnelle
  • Langue : Français
  • Discipline : Médecine générale
  • Identifiant : 2026ULILM024
  • Type de thèse : Doctorat de médecine
  • Date de soutenance : 06/02/2026

Résumé en langue originale

Introduction : La BPCO, malgré son impact majeur en santé publique reste sous diagnostiquée. Son dépistage précoce, rendu possible par la spirométrie en médecine générale et facilité par la collaboration interprofessionnelle au sein des MSP, est essentiel. Cette étude décrit la prise en charge des patients nouvellement diagnostiqués en médecine générale et évalue la conformité des pratiques aux recommandations pour améliorer leur suivi en soins primaires. Matériel et Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective menée dans deux MSP à Outreau dans le Pas-de-Calais, incluant des patients diagnostiqués BPCO par le médecin généraliste après une spirométrie réalisée par une IPA ou une infirmière Asalée. Les données sociodémographiques, cliniques, fonctionnelles et thérapeutiques ont été extraites des dossiers médicaux et analysées de manière descriptive. Résultats : Trente-deux patients ont été suivis entre 12 et 33 mois. Le tabagisme était le facteur de risque principal. Parmi les fumeurs, 68 % ont bénéficié d’un accompagnement au sevrage tabagique par une IPA, une infirmière Asalée ou par le médecin traitant et plus de la moitié ont réduit leur consommation. L’association entre accompagnement et utilisation de substituts nicotiniques semblait favoriser le sevrage. Les symptômes respiratoires étaient présents dans la majorité des cas, chez trois quarts des patients un traitement inhalé a été prescrit. La vaccination antipneumococcique a concerné 69 % des patients, les vaccinations contre la grippe et la COVID étaient peu documentées. L’évaluation de la qualité de vie et de l’activité physique est restée limitée. Aucun patient n’a bénéficié d’un suivi nutritionnel. La réalisation d’imagerie thoracique a été effectuée selon les points d’appel clinique ou de manière systématique, mais 53% n’en ont pas bénéficié. La spirométrie de contrôle a été peu utilisée pour suivre l’évolution de la maladie et le recours au pneumologue a été peu fréquent. Conclusion : Cette étude souligne l’importance d’une collaboration interprofessionnelle entre médecin-infirmier pour le diagnostic et le suivi de la BPCO en soins primaires, tout en mettant en évidence des écarts par rapport aux recommandations actuelles et le besoin d’un parcours structuré et de formations continues, en collaboration avec d’autres professions paramédicales et avec le pneumologue.

  • Directeur(s) de thèse : Deleplanque, Denis

AUTEUR

  • Rebergue-Beutin, Louise
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