Comment envisager au quotidien la collaboration entre médecins généralistes et infirmier(e)s en pratique avancée ?
- Médecin généralistes
- infirmiers en pratique avancé
- intégration
- médecine libérale
- Relations interprofessionnelles dans le domaine de la santé
- Médecins généralistes
- Infirmiers en pratique avancée
- Coopération médicale
- Relations interprofessionnelles
- Médecins généralistes
- Pratique infirmière avancée
- Collaboration intersectorielle
- Langue : Français
- Discipline : Médecine générale
- Identifiant : 2026ULILM011
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 21/01/2026
Résumé en langue originale
Contexte : Le système de soins Français est soumis à deux constats alarmants. Le premier est le vieillissement de la population et l’augmentation de la proportion de maladie chronique dans la population, nécessitant un suivi médical régulier. Le second est le vieillissement de la population des médecins généralistes et le nombre de médecins généralistes non remplacés. Pour faire face à la demande de soins grandissantes, et en s’inspirant des modèles étrangers, depuis 2019, l’Etat déploie les infirmiers en pratiques avancés sur le territoire français. Ce sont des infirmiers qui peuvent intervenir dans la prise en charge de patients suivis pour des pathologiques chroniques. Cependant leur arrivée bouleverse la médecine générale et nécessite une adaptation. Méthode : Une étude qualitative a été réalisée à partir de huit entretiens semi dirigés menés auprès de médecins généralistes exerçant dans les Hauts de France. L’analyse s’est inspirée de la théorisation ancrée. Une triangulation des données a été effectuée. Résultats : Cette étude met en évidence un manque de connaissance, à la fois de la population et des médecins généralistes, vis-à-vis des infirmiers en pratique avancés, expliquant leur intégration encore timide en médecine générale. La délégation de la prescription médicamenteuse, et l’ouverture à la primo-prescription de certains médicaments provoque de nombreuses réticences chez les médecins généralistes. Les objectifs de l’Etat prévus en déployant les infirmiers en pratiques avancés ne correspondent pas aux attentes des médecins généralistes pour limiter le temps administratif au profit du temps médical. Conclusion : Le premier levier qui permettrait de favoriser l’intégration des infirmiers en pratique avancée semble être l’information. Il faut d’une part, éduquer les patients, pour leur permettre de savoir dans quelles conditions consulter une infirmière en pratique avancée. Il faut d’autre part, éduquer les médecins généralistes pour pouvoir les rassurer concernant leurs compétences, leur formation et leurs champs d’action. Malgré la réticence de certains médecins, leur coopération semble essentielle pour assurer la sécurité du patient.
- Directeur(s) de thèse : Ponchant, Maurice
AUTEUR
- Carbonnet, Karen

