Caractéristiques des médecins généralistes qui s’investissent dans les thèses de médecine générale au sein de la région Hauts-de-France et plus spécifiquement dans l’Oise
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- Médecins généralistes
- Médecine générale
- Médecine -- Recherche
- Recrutement
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- Médecine générale
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- Recherche biomédicale
- Littérature grise
- Langue : Français
- Discipline : Médecine générale
- Identifiant : 2025ULILM492
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 11/12/2025
Résumé en langue originale
Contexte : Les thèses de médecine générale reposent largement sur la participation des médecins généralistes, dont l’implication conditionne la qualité des travaux menés par les internes. Pourtant, leur recrutement demeure difficile. Plusieurs études soulignent un manque de temps, une charge de travail importante et une reconnaissance limitée. L’étude ORIT-IMG vise à mieux comprendre les caractéristiques des praticiens susceptibles de participer aux thèses et à identifier les freins rencontrés lors du recrutement. Matériel et Méthodes : Une étude observationnelle transversale a été conduite dans le département de l’Oise entre mars 2025 et août 2025. Les médecins généralistes ont été identifiés à partir de la base de données du site annuaire.sante.fr (n = 531) puis contactés selon un protocole standardisé (jusqu’à trois relances). Le recueil s’est effectué par entretien téléphonique avec consentement oral ou par courriel électronique. Le questionnaire, élaboré et validé par le District de médecine générale de Lille, comportait 14 questions réparties en trois axes : caractéristiques sociodémographiques, organisation et charge de travail, implication dans la formation et la recherche. L’analyse statistique a été purement descriptive et réalisée sous R 4.3.0. Résultats : Parmi les 531 médecins contactés, 3 % (18/531) ont répondu, dont 16 ont été inclus. La majorité exerçait en milieu urbain (69 %), au sein d’un cabinet de groupe (69 %), et en libéral (94 %). L’âge médian était de 43 ans, avec une année d’installation médiane en 2013. Parmi les répondants, 62 % étaient impliqués dans la formation des étudiants en médecine, principalement comme maîtres de stage universitaire. Les médecins non impliqués exprimaient toutefois un intérêt à s’investir à l’avenir (38 %). Les principaux freins rapportés étaient le manque de temps et l’absence de reconnaissance institutionnelle. Le taux de réponse, inférieur à celui observé dans la littérature (20–40 %), souligne la difficulté persistante à mobiliser les praticiens malgré les relances téléphoniques. Conclusion : Cette étude confirme que le manque de temps et les contraintes organisationnelles constituent des freins majeurs à la participation des médecins généralistes aux travaux de recherche. La mise en place d’une base régionale actualisée, soutenue par les institutions, pourrait faciliter le recrutement et renforcer la qualité méthodologique des thèses de médecine générale.
- Directeur(s) de thèse : Sebbah, Alissa
AUTEUR
- Boldron, Maxime
