Titre original :

Facteurs associés à la perception de l’imagerie motrice post-AVC : étude préliminaire

Mots-clés en français :
  • Imagerie motrice
  • imagerie mentale
  • neurones miroirs
  • illusion du mouvement
  • négligence spatiale unilatérale
  • schéma corporel
  • membre supérieur
  • membre inférieur

  • Maladies cérébrovasculaires
  • Membre supérieur
  • Membre inférieur
  • Imagerie motrice
  • Mouvement
  • Perception visuelle du mouvement
  • Négligence spatiale unilatérale
  • Kinesthésie
  • Accident vasculaire cérébral
  • Membre supérieur
  • Membre inférieur
  • Perception du mouvement
  • Perception de l'espace
  • Kinesthésie
  • Langue : Français
  • Discipline : Médecine physique et réadaptation
  • Identifiant : 2025ULILM275
  • Type de thèse : Doctorat de médecine
  • Date de soutenance : 01/10/2025

Résumé en langue originale

Contexte : les AVC représentent la première cause acquise de handicap neurologique, pouvant engendrer des déficiences motrices, sensitives, et cognitives, responsables d’un handicap fonctionnel majeur. La rééducation s’appuie sur le principe de neuroplasticité cérébrale, notamment en imagerie motrice. Cependant un certain nombre de déficiences peuvent perturber l’illusion du mouvement. L’objectif de cette étude était donc de déterminer les facteurs associés aux capacités de perception d’illusion du mouvement, autrement dit d’imagerie motrice, d’un point de vue kinesthésique ou externe, chez les patients ayant été victimes d’un accident vasculaire cérébral. Méthode : Les tests se déroulaient dans le service de Rééducation Neurologique Cérébrolésion du CHU de Lille. Les patients réalisaient un questionnaire standardisé, le MIQ-3f, et des tâches mentales spécifiques des mouvements du membre supérieur. Des comparaisons entre performances du membre supérieur et inférieur ont été réalisées, tout comme celles entre mouvements proximaux et distaux. Les liens avec la sévérité des déficiences motrices et sensitives, la douleur et la négligence spatiale ont été explorés. Résultats : treize patients ont été inclus. Les performances n’étaient pas différentes entre modalités (externe vs kinesthésique), membre supérieur et inférieur et proximal vs distal. Les sujets présentant une lésion hémisphérique droite avaient tendance à avoir une perception moins bonne de l’illusion motrice, pour le MIQ en modalité externe (p=0,004), pour le membre supérieur en modalité kinesthésique (p=0,048), et pour le membre inférieur en modalité externe (p=0,006). La sensibilité pallesthésique était significativement corrélée au score d’imagerie motrice du membre supérieur des items additionnels d’un point de vue kinesthésique (p=0,013) et externe (p=0,004). Aucun lien n’a été mis en évidence avec la latéralité, le sexe, l’âge et le délai depuis l’AVC. Concernant les déficiences, la sévérité n’était, pour la plupart d’entres elles, pas associée à la perception de l’illusion du mouvement. Conclusion : Les résultats montrent que les performances en imagerie motrice étaient globalement comparables selon les modalités kinesthésique et externe, entre les membres supérieurs et inférieurs et entre les mouvements proximaux et distaux. Par ailleurs, les patients présentant une lésion de l’hémisphère droit ainsi que ceux avec des troubles proprioceptifs semblaient avoir des capacités d’imagerie motrice plus limitées.

  • Directeur(s) de thèse : Allart, Étienne

AUTEUR

  • Bozon, Pénélope
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