Détermination d’un seuil diagnostique optimal sur les reconstructions VNC en double énergie pour la caractérisation des lésions surrénaliennes : adénome versus non adénome
- Lésions surrénaliennes
- adénome
- diagnostic
- reconstructions Virtual Non-Contrast
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- Diagnostic différentiel
- Scanographie
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- Adénomes
- Maladies des surrénales
- Diagnostic différentiel
- Tomodensitométrie
- Traitement d'image par ordinateur
- Langue : Français
- Discipline : Médecine. Radiodiagnostic et imagerie médical
- Identifiant : 2025ULILM273
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 01/10/2025
Résumé en langue originale
Contexte : La caractérisation des lésions surrénaliennes est essentielle pour distinguer adénomes bénins et lésions non adénomateuses, notamment métastatiques, afin d’optimiser la prise en charge et éviter des examens inutiles. Les reconstructions Virtual Non-Contrast (VNC) issues du scanner spectral double énergie pourraient remplacer la phase native, mais leur fiabilité nécessite une validation locale. Notre objectif était de déterminer un seuil diagnostique optimal sur les reconstructions VNC pour différencier adénomes et lésions non adénomateuses. Matériel et Méthodes : Étude rétrospective monocentrique incluant 55 patients (32 adénomes, 23 lésions non adénomateuses) explorés sur scanner double couche Philips IQon. Pour chaque lésion, un ROI identique a été tracé sur le scanner natif et le VNC afin de mesurer la densité (UH) et la concentration iodée. La concordance entre natif et VNC a été évaluée par corrélation de Spearman et Bland-Altman. Les performances diagnostiques du VNC ont été évaluées par courbe ROC. Résultats : Le seuil de 19 UH sur le VNC a été retenu, offrant une AUC de 0,88, une sensibilité de 87%, une spécificité de 87 %, une VPP de 90 % et une VPN de 83.3 %. Le biais moyen observé par Bland-Altman était de +12,75 UH pour les adénomes et de –0,70 UH pour les lésions non adénomateuses. La corrélation était modérée dans le groupe adénome (? = 0,50) et forte dans le groupe non adénome (? = 0,84). L’ajout du ratio iode/VNC n’a pas amélioré la discrimination. Conclusion : En dehors de contexte oncologique et en l’absence d’éléments atypiques (taille > 4 cm), le seuil de 19 UH sur les reconstructions VNC issues d’acquisitions au temps portal (scanner Philips IQon) permet presque d’éliminer une lésion maligne, avec une fiabilité proche de celle du seuil de 10 UH sur les scanners natifs sans injection.
- Directeur(s) de thèse : Bugeaud, Maxime
AUTEUR
- Diallo, Noura

