Analyse comparative de la survie sans récidive des carcinomes épidermoïdes oropharynges avec atteinte ganglionnaire traités par radiochimiothérapie ou par traitement dissocié
- Cancer de l’oropharynx
- évidement ganglionnaire cervical
- radiothérapie
- traitement dissocié
- survie sans récidive
- survie globale
- HPV
- Partie orale du pharynx
- Épithélioma spinocellulaire
- Survie (médecine)
- Évaluation médicale
- Tumeurs de l'oropharynx
- Carcinome épidermoïde
- Survie sans rechute
- Résultat thérapeutique
- Langue : Français
- Discipline : Médecine. ORL et Chirurgie cervico-faciale
- Identifiant : 2025ULILM263
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 26/09/2025
Résumé en langue originale
Contexte : La prise en charge des adénopathies métastatiques des carcinomes épidermoïdes oropharyngés est un enjeu majeur dans l’élaboration de la stratégie thérapeutique. Celle-ci peut être réalisée par radiochimiothérapie ou par évidement ganglionnaire puis radiochimiothérapie dans le cadre d’un traitement dissocié. Les bénéfices d’un tel traitement ne sont pas consensuels dans la littérature. L’objectif de ce travail est de comparer la survie sans récidive à 2 ans selon le traitement reçu. Méthode : Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique qui incluait les patients traités de manière curative pour un carcinome épidermoïde oropharyngé avec extension ganglionnaire au CHU de Lille entre 2017 et 2022. La population a été séparée en deux groupes selon le traitement reçu : groupe 1 « traitement dissocié » et groupe 2 « radiochimiothérapie ». La survie sans récidive a été analysée de manière univariée puis multivariée après ajustement sur le stade tumoral, le statut HPV, et la présence d’une potentialisation de la radiothérapie. Une analyse univariée de survie globale a été réalisée en tant que critère de jugement secondaire. Résultats : 176 patients ont été inclus dans notre étude, avec 41 patients dans le groupe 1 et 135 patients dans le groupe 2. La survie sans récidive à 2 ans était statistiquement meilleure dans le groupe 1 « traitement dissocié » en analyse univariée (p = 0,019) et en analyse multivariée avec un Hazard ratio à 0,306, IC 95 % [0,128 – 0,734], p = 0,0080. Les patients présentant des tumeurs non HPV induites avaient un risque de récidive 23 fois plus élevé (HR = 23,58 ; IC95% [3,26 – 170,37] ; p = 0,0017). La comparaison de la survie globale entre les deux groupes n’a pas montré de différence significative (p = 0,0992). Conclusion : Notre étude a permis de montrer une amélioration significative de la survie sans récidive à 2 ans chez les patients traités par traitement dissocié, en analyse uni et multivariée ; sans amélioration de la survie globale. Cette approche thérapeutique semble particulièrement justifiée en présence d’adénopathies de grande taille ou présentant un caractère kystique ou nécrotique.
- Directeur(s) de thèse : Morisse, Martin
AUTEUR
- Perrois, Juliette

