Titre original :

Évaluation de l’impact de l’antibiothérapie dans la prise en charge des patients admis en soins intensifs pour une exacerbation aiguë de bronchopneumopathie chronique obstructive

Mots-clés en français :
  • Exacerbation aiguë
  • bronchopneumopathie chronique obstructive
  • antibiothérapie
  • sevrage ventilation mécanique

  • Bronchopneumopathies obstructives
  • Antibiothérapie
  • Soins intensifs en pneumologie
  • Évolution de la maladie
  • Insuffisance respiratoire aigüe
  • Sevrage de la ventilation mécanique
  • Broncho-pneumopathie chronique obstructive
  • Antibactériens
  • Unité de soins intensifs respiratoires
  • Aggravation transitoire des symptômes
  • Insuffisance respiratoire
  • Sevrage de la ventilation mécanique
  • Langue : Français
  • Discipline : Médecine. Anesthésie Réanimation
  • Identifiant : 2025ULILM246
  • Type de thèse : Doctorat de médecine
  • Date de soutenance : 23/09/2025

Résumé en langue originale

Introduction : La bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) est une pathologie fréquente en réanimation marquée par la survenue d’exacerbations aiguës (EA). En cas d’insuffisance respiratoire aiguë (IRA), elles justifient d’une admission en soins intensifs. Une antibiothérapie (ATB) est alors systématiquement recommandée par les sociétés savantes. Ces recommandations se basent sur le seul essai randomisé existant retrouvant une réduction de la mortalité et de la durée de ventilation mécanique (VM). Ces données sont actuellement remises en causes avec à l’inverse, une diminution de la probabilité d’être sevré de la VM en cas d’ATB. Patients et méthodes : Étude observationnelle, rétrospective, monocentrique dans le service de réanimation et de soins continus du CH DRON à Tourcoing entre janvier 2017 et décembre 2024, incluant les patients admis pour une EABPCO et présentant une IRA nécessitant le recours à la VM. Le critère de jugement principal était le rapport de risque instantané standardisé (SHR) d’une ATB sur la probabilité d’être sevré de la VM à J28 en tenant compte du risque compétitif de décès. Les critères secondaires étaient l’adéquation de l’ATB aux recommandations, l’adaptation de l’ATB aux germes et la survenue d’effets indésirables. Résultats : 148 patients ont été inclus dans l’analyse, 69 % ont reçu une antibiothérapie. Lorsque l’on considère le risque compétitif de décès, la prescription d’une ATB lors d’une EABPCO est associée à une probabilité plus faible d’être sevré de la VM avec un SHR ajusté à 0,53 [IC95%, 0,34–0,8 et p=0,025]. Le stade GOLD IV est de manière indépendante associée à une probabilité plus faible d’être sevré de la VM (SHR 0,38 [IC95%, 0,18–0,82 et p=0,013]. Cette association était confirmée dans l’analyse en sous-groupe excepté pour les patients GOLD IV et les patients présentant une EA de type 1. L’ATB était adaptée aux recommandations dans 47% des cas et adaptée aux germes dans 13% des cas. Aucune différence d’effets indésirables n’était retrouvée entre les 2 groupes. Conclusion : En cas d’admission en soins intensifs pour une EABPCO, l’ATB est associée à une probabilité plus faible d’être sevré de la VM. L’ATB systématique recommandée expose aux risques d’émergence de BMR et d’effets indésirables. De futurs essais randomisés contrôlés sont nécessaires pour intégrer les pratiques (VNI) et préoccupations contemporaines (BMR) dans les recommandations.

  • Directeur(s) de thèse : Edderkaoui, Mehdi

AUTEUR

  • Noblanc, Justine
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