Freins et leviers à l’utilisation de la dermoscopie dans l’évaluation des lésions cutanées suspectes par les médecins généralistes des Hauts-de-France
- Dermoscopie
- médecine générale
- freins
- leviers
- Peau -- Cancer
- Médecins généralistes
- Dermoscopie
- Diagnostic précoce
- Tumeurs cutanées
- Médecins généralistes
- Dermoscopie
- Dépistage précoce du cancer
- Langue : Français
- Discipline : Médecine générale
- Identifiant : 2026ULILM005
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 09/01/2026
Résumé en langue originale
Contexte : En France, le nombre de dermatologue est en déclin constant. L’incidence du mélanome est en augmentation de 2% par an. Les données concernant les autres cancers cutanés sont éparses. Le rôle du médecin généraliste reste primordial dans le dépistage des lésions cutanées malignes. La dermoscopie permet une meilleure analyse des lésions cutanées. Pourtant, seulement 8% des médecins généralistes semblent utiliser cet outil. L’objectif principal de cette étude était de déterminer les freins et les leviers à la pratique de la dermoscopie par les médecins généralistes des Hauts-de-France. Matériel et Méthodes : Cette étude est quantitative, descriptive, observationnelle et transversale. Elle intéresse l’ensemble de la région des Hauts-de-France. Un questionnaire anonyme a été envoyé aux médecins généralistes entre décembre 2024 et juillet 2025. Résultats : 39,29% des médecins généralistes de cette étude pratiquaient la dermoscopie. Les hommes étaient significativement plus nombreux à utiliser cet outil. Les freins principaux évoqués étaient la responsabilité engendrée par la réalisation de l’acte et par la décision thérapeutique à prendre (56,21%), la nécessité de se remettre à niveau de façon constante et continue (62,09%) et l’absence de cotation (50,33%). Les motivations étaient un diagnostic plus précoce (91,92%), une aide décisionnelle (73,74%), une réassurance du patient en cas de lésion bénigne (63,64%), et une accélération de la prise en soin (79,80%). Pour les trois premières, motivation et bénéfice observés présentent une association significative. Les principaux leviers étaient de favoriser l’accès à la formation (56,35%), de financer l’acte en lui-même (73,81%) et d’initier cette pratique au cours des études médicales (66,27%). Conclusion : Les médecins généralistes gardent un rôle primordial dans le dépistage des lésions cutanées. Plusieurs études confirment la dermoscopie comme étant une technique fiable. Une étude qualitative serait intéressante pour comprendre avec plus de profondeur les freins et motivations des médecins généralistes.
- Directeur(s) de thèse : Deleplanque, Denis
AUTEUR
- Fernandez, Nicolas
