Que deviennent les médecins généralistes dans les dix ans suivant la fin de leur internat ?
- Médecine générale
- démographie médicale
- installation
- soins primaires
- discipline d’exercice
- installation
- libéral
- salariat
- Médecins généralistes
- Soins de santé primaires
- Résidents (médecine)
- Pratique médicale
- Démographie médicale
- Médecins généralistes
- Soins de santé primaires
- Internat et résidence
- Pratique professionnelle
- Choix de carrière
- Langue : Français
- Discipline : Médecine générale
- Identifiant : 2026ULILM004
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 09/01/2026
Résumé en langue originale
Contexte : La démographie médicale suscite des inquiétudes et les projections démographiques actuelles sont péjoratives. Actuellement, les médecins généralistes exercent une variété de modalités d’exercices, ne se limitant pas aux soins primaires. Or les autorités sanitaires et les facultés semblent penser que l’essentiel des médecins formés en médecine générale feront carrière en soins primaire au cabinet. Matériel et Méthodes : Cette étude en deux phases, est une cohorte historique, par réutilisation des données Légifrance du classement et d’affectation des étudiants à l’issue de l’ECN 2010, puis une étude transversale par questionnaire standardisé, s’intéressant aux médecins de de la cohorte historique, retrouvés dans le fichier du CDOM du Nord. Résultats : Les projections démographiques des décideurs ne tiennent pas compte du fait que : les médecins actuels travaillent plus que la population générale (1,16 ETP), mais ce temps de travail est en baisse constante. Les médecins de notre étude travaillent 42h par semaine. L’activité libérale ne représente que 69% du temps de travail déclaré, contre 25% pour le salariat, le reste en cabinet salarié, en remplacement, ou en libéral au sein d’un établissement. Les soins primaires ne sont majoritaires que chez 52% des médecins. 49% des ETP étaient donc effectués en soins primaires, 17% en « autre », 9% aux urgences, 8% en pédiatrie, 6% en gériatrie, 5% en médecine polyvalente, 2% en gynécologie, 1% en médecine esthétique. Discussion : Les projections démographiques actuelles sont simplistes et sous-estiment le problème du décalage entre la demande en soins primaires et l’offre à venir en soins primaires. Les facteurs sociaux, sociétaux, et motivationnels des médecins sont au coeur des déterminants de l’offre de soin et ne sont pas pris en compte dans les projections. La Médecine Générale ne se cantonne pas aux soins primaires. Conclusion : Le flux d’étudiants en médecine n’alimente pas directement la population médicale exerçant en soins primaires. Il existe une grande diversité de mode d’exercices en Médecine Générale, par conséquent, les projections démographiques sous-estiment probablement la question de la démographie médicale.
- Directeur(s) de thèse : Chazard, Emmanuel
AUTEUR
- Hustin, Hubert

