Quels sont le vécu, les moyens de prévention mis en place et les attentes des médecins du Nord ayant subi une agression et l’ayant déclarée auprès du CDOM ?
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- Violence en milieu de travail
- Violence verbale
- Médecins
- Violence -- Prévention
- Harcèlement
- Relations médecin-patient
- Violence au travail
- Exposition à la violence
- Médecins
- Harcèlement
- Relations médecin-patient
- Langue : Français
- Discipline : Médecine générale
- Identifiant : 2026ULILM001
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 07/01/2026
Résumé en langue originale
Contexte : Les agressions envers les médecins augmentent d’année en année, selon ONSM. 1581 actes d’agression ont été recensés en 2023, contre 1992 en 2024, soit une hausse de 26%. Le CNOM et le ministère de la Santé et de la Prévention ont instauré des moyens pour tenter de prévenir ces agressions. Cette thèse cherche à explorer le vécu des médecins qui ont subi une agression, les moyens de prévention mis en place, et leurs attentes. Matériel et Méthodes : Cette thèse est une étude qualitative réalisée auprès de 6 médecins du Nord, qui ont déclaré une agression auprès du CDOM. Des entretiens semi-dirigés individuels ont été réalisés, avec une analyse inspirée de la phénoménologie interprétative. Résultats : Le vécu d’une agression, associé à des éléments hors du contrôle des médecins, a favorisé le débordement psychologique. Cela a eu des répercussions sur les médecins, mais qui ont amenés à se reconstruire et a trouvé des solutions de préventions primaire et secondaire contre les agressions. Les médecins ont exprimé une dégradation de la relation médecin/malade, qui, associé à une menace de la plainte, favorise une judiciarisation de la médecine. Il en découle une nécessité d’amélioration des recours judiciaires, pour permettre un soutien aux victimes et une éducation de la population, ainsi qu’une amélioration de la prise en charge judiciaire et ordinale. Cela a créé une inquiétude pour la médecine future, qui nécessiterait des changements gouvernementaux pour maintenir l’attrait de la profession. Conclusion : La hausse de l’agression a été prise en compte par le ministère de la Santé et de la Prévention, mais ces modifications prennent du temps, et celles-ci ne prennent pas en compte toutes les attentes des médecins. Il semble nécessaire de continuer à favoriser la prévention de l’agressivité des patients et de leur entourage, ainsi que l’amélioration des conditions de travail, pour permettre un maintien de l’attractivité de la profession, pour les futurs médecins, mais également les médecins actuels.
- Directeur(s) de thèse : Bodein, Isabelle
AUTEUR
- Hildelbert, Théo
