Titre original :

Cybersécurité : connaissances et pratiques des médecins généralistes de la Côte d’Opale

Mots-clés en français :
  • Cybersécurité
  • médecine générale
  • RGPD
  • authentification à deux facteurs
  • sauvegardes
  • messageries sécurisées
  • Côte d’Opale

  • Systèmes informatiques -- Mesures de sûreté
  • Connaissances, attitudes et pratiques en santé
  • Médecins généralistes
  • Stockage de données
  • Sécurité informatique
  • Connaissances, attitudes et pratiques en santé
  • Médecins généralistes
  • Données personnelles
  • Langue : Français
  • Discipline : Médecine générale
  • Identifiant : 2025ULILM485
  • Type de thèse : Doctorat de médecine
  • Date de soutenance : 28/11/2025

Résumé en langue originale

Contexte. Les cabinets de médecine générale sont de plus en plus exposés aux cybermenaces alors qu’ils traitent des données de santé sensibles. Objectif. Dresser un état des lieux des connaissances et pratiques en cybersécurité des médecins généralistes de la Côte d’Opale. Méthodes. Enquête quantitative, descriptive, transversale par questionnaire en 41 items (LimeSurvey) diffusé aux médecins libéraux de la Côte d’Opale. 316 praticiens contactés ; 42 réponses complètes analysées (taux estimé : 13,2 %). Résultats. Deux tiers jugent leurs connaissances médiocres (66,7 %) ; 83,3 % ne se sont pas formés par eux-mêmes depuis 2 ans. La 2FA est très peu utilisée (16,7 % « la plupart du temps ») et 33,3 % ne savent pas de quoi il s’agit. Les sauvegardes sont hétérogènes : 66,7 % au moins hebdomadaires, 21,4 % jamais ; supports surtout disque/clé (52,4 %) ou cloud (38,1 %), chiffrement souvent inconnu (? 50 %). Les canaux sécurisés progressent (messageries/pro mails sécurisés), mais des usages à risque persistent : téléphone mobile à usage mixte 47,6 %, e-mails personnels 35,7 %, SMS/MMS 26,2 %, messageries privées 16,7 %. Côté organisation, 42,9 % gèrent eux-mêmes la sécurité ; 78,6 % déclarent antivirus/pare-feu (14,3 % ne savent pas). Mots de passe : 73,8 % ne les changent pas régulièrement ; 83,3 % ne changent pas le mot de passe de session, 7,1 % n’en ont pas. Enfin, 80,9 % ne sauraient pas réagir immédiatement en cas d’attaque, mais 66,7 % déclarent que le questionnaire incite à changer leurs pratiques. Conclusion. Les vulnérabilités sont surtout organisationnelles : 2FA, gestion des mots de passe, sauvegardes (3-2-1, chiffrées, externalisées). Les canaux sécurisés doivent être priorisés, avec des actions de sensibilisation/formation ciblées et pragmatiques pour améliorer la conformité RGPD et la continuité des soins.

  • Directeur(s) de thèse : Dauzat, Adrien

AUTEUR

  • Courtois, Romain
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