Titre original :

Prise en soins en médecine générale de ville des troubles du sommeil non organiques chez les patients avec un trouble de l’usage de substance dans les Hauts-de-France

Mots-clés en français :
  • Médecine générale
  • trouble non organique du sommeil
  • trouble de l’usage de substance
  • addictologie
  • thérapie cognitivo-comportementale

  • Troubles du sommeil
  • Toxicomanie
  • Prise en charge personnalisée du patient
  • Médecins généralistes
  • Pratique médicale
  • aTroubles de l'endormissement et du maintien du sommeil
  • Troubles liés à une substance
  • Prise en charge personnalisée du patient
  • Médecins généralistes
  • Types de pratiques des médecins
  • Langue : Français
  • Discipline : Médecine générale
  • Identifiant : 2025ULILM476
  • Type de thèse : Doctorat de médecine
  • Date de soutenance : 20/11/2025

Résumé en langue originale

Contexte : Les troubles non organiques du sommeil (TNOS) touchent plus de 15% de la population française. Dans le cadre d’un TUS, le TNOS favorise le craving et les rechutes. A l’inverse, le TUS peut être à l’origine du TNOS. Le repérage et la prise en charge du TNOS avec TUS en soins primaires apparaissent primordiaux. Cette étude vise à comprendre comment les médecins généralistes des Hauts-de-France conçoivent la prise en charge du TNOS associé à un TUS. Méthode : Des entretiens semi-directifs ont été réalisés auprès de neuf médecins généralistes de mai à août 2025. Les entretiens ont été retranscrits et analysés selon la méthode qualitative interprétative d’inspiration phénoménologique. Résultats : Les médecins décrivent une prise en charge du TNOS avec TUS centrée sur la relation de confiance et la continuité du lien médecin-malade. Notre étude met en évidence une réticence vis-à-vis des benzodiazépines et un recours empirique à certaines alternatives (miansérine, mélatonine, phytothérapie). Les TCC, pourtant recommandées en première intention, restent très peu mobilisées faute de formation et d’accessibilité. Le manque de temps, l’épuisement émotionnel et la difficulté d’accès aux soins secondaires constituent des freins majeurs. Conclusion : Le médecin généraliste occupe une place centrale dans la prise en charge des TNOS avec TUS. Le renforcement de la formation en addictologie, en intervention brève et en TCC, ainsi qu’un meilleur décloisonnement avec les structures spécialisées, apparaissent comme des leviers essentiels pour améliorer la qualité et la cohérence du parcours de soins.

  • Directeur(s) de thèse : Bence, Camille

AUTEUR

  • Poisson, Hosanne
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