Titre original :

Issues de grossesse, suivi et devenir des patientes ayant eu une prééclampsie en fonction de la sévérité, étude rétrospective au CHU de Lille entre 2015 et 2020

Mots-clés en français :
  • Prééclampsie
  • grossesse
  • suivi
  • antécédents
  • maladies cardiovasculaires
  • néphropathies

  • Toxémie gravidique
  • Complications de la grossesse
  • Maladies cardiovasculaires
  • Pré-éclampsie
  • Complications de la grossesse
  • Issue de la grossesse
  • Maladies cardiovasculaires
  • Langue : Français
  • Discipline : Médecine. Gynécologie obstétrique et médicale
  • Identifiant : 2025ULILM475
  • Type de thèse : Doctorat de médecine
  • Date de soutenance : 20/11/2025

Résumé en langue originale

CONTEXTE : La prééclampsie est une complication hypertensive de la grossesse qui peut être sévère ou non, responsable d’une importante morbi-mortalité maternelle et foetale et d’un risque cardiovasculaire et néphrologique accru à long terme pour les patientes. L’impact de la sévérité est peu étudié. Nous avons comparé les issues de grossesse, le suivi et les complications, immédiates et à distance, des patientes ayant eu une prééclampsie selon la sévérité de la prééclampsie. METHODE : Nous avons conduit une étude rétrospective, observationnelle, monocentrique au CHU de Lille, sur toutes les femmes ayant accouché entre 2015 et 2020 avec une prééclampsie. Les données ont été obtenues par le PMSI. Les issues obstétricales, néonatales, et les complications à distance ont été comparées. RESULTATS : 1128 patientes ont été inclues, et 393 (36,7%) ont présenté une prééclampsie sévère. L’antécédent de prééclampsie (OR=2,25 (1,51 ; 3,35)) ou de maladie cardiovasculaire (OR=3,01 (1,37 ; 6,64)) était plus fréquent dans le groupe sévère, alors que l’obésité (OR=0,59 (0,37 ; 0,94)) et le diabète (OR=0,43 (0,24 ; 0,78)) étaient plus fréquents dans le groupe non sévère. Les prééclampsies sévères survenaient plus précocement (32SA vs 38SA, p<0.001), avec un RCIU plus fréquent (OR=2,76 (2,15 ; 3,55)), plus de morts foetales (0,7 vs 4,1%, p<0.001), plus de césariennes (74,2% vs 40,6%, p<0.001), plus d’acidose foetale. Les patientes sévères étaient mieux suivies en post partum, et présentaient plus d’HTA chronique à distance (14,7% vs 9,7%). CONCLUSION : La PE sévère s’accompagne d’une morbidité materno-foetale et cardiovasculaire accrue, avec un suivi spécialisé actuellement peu fréquent. Ces résultats renforcent la nécessité d’un suivi pluridisciplinaire prolongé pour les patientes à haut risque.

  • Directeur(s) de thèse : Ghesquière, Louise

AUTEUR

  • Piette, Agathe
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