Évaluation du dépistage du syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS) chez l’enfant par les médecins généralistes dans le Nord et le Pas-de-Calais
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- Langue : Français
- Discipline : Médecine générale
- Identifiant : 2025ULILM471
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 19/11/2025
Résumé en langue originale
Contexte : Le Syndrome d’Apnées-Hypopnées Obstructives du Sommeil (SAHOS) pédiatrique est une pathologie fréquente avec une prévalence estimée entre 1 à 5% et des conséquences somatiques, neurocognitives et psychosociales majeures. Le médecin généraliste joue un rôle clé dans son dépistage. Cependant il reste inconstant et à tendance à être sous-estimé, en raison d’un manque d’outils standardisés, de sensibilisation, et de protocoles adaptés aux soins primaires. Méthode : Étude quantitative, transversale, descriptive, basée sur un questionnaire auto-administré de 27 questions, diffusé auprès de médecins généralistes du Nord et du Pas-de-Calais. L’analyse a portée sur 126 réponses complètes et exploitables. Des analyses descriptives et bivariées (test du Chi2, test de Fisher) ont permis d’explorer les liens entre les caractéristiques des praticiens, leur niveau de connaissance et de confiance, l’importance accordée au dépistage, leur pratique de dépistage et l’influence des obstacles perçus. Résultats : Le dépistage du SAHOS pédiatrique n’est pas systématique, en effet 55,6% des praticiens rapportent identifier « rarement » voire « jamais » des enfants présentant des signes évocateurs de SAHOS et interrogent sur le sommeil principalement en cas de signe d’appel. L’entretien avec les parents constitue l’outil principal (84,1%), tandis que l’utilisation d’outils standardisés reste marginale (4%). Plus de la moitié des médecins estiment leurs connaissances « faibles » à « très faibles » (52,4%) et 29,4% se sentent « peu » ou « pas confiants ». L’ancienneté d’exercice est associée à un meilleur niveau de connaissance (p=0,0173), sans augmentation de la fréquence de dépistage. Le duo « confiance-connaissance » apparaît comme un levier principal du dépistage actif. Les principaux obstacles rapportés sont les difficultés d’accès aux spécialistes, l’absence d’outils standardisés et le manque de formation. Enfin, une proportion importante de médecin (73,8%) sont intéressés par une formation spécifique. Conclusion : Notre étude met en évidence un contraste : les médecins généralistes reconnaissent l’importance du dépistage du SAHOS pédiatrique et son impact sur le développement de l’enfant, mais se sentent insuffisamment formés et outillés pour l’intégrer de manière systématique à leurs pratiques. Il semble donc essentiel de renforcer la formation continue, de développer des outils simples et de structurer le parcours de soins afin d’optimiser le dépistage précoce et ainsi réduire les complications à long terme.
- Directeur(s) de thèse : Hannier, Régis
AUTEUR
- Lascar, Clara

