Évaluation de la prévalence des patients à risque d’addiction sportive en soins premiers sur le territoire d’une CPTS des Hauts-de-France, profil sportif et polyconsommations
- .
- Bigorexie
- Facteurs de risque
- Troubles du comportement
- Automédication
- Soins de santé primaires
- Communautés professionnelles territoriales de santé
- Activité physique compulsive
- Facteurs de risque
- Automédication
- Soins de santé primaires
- Centres de santé communautaires
- Primary care
- exercise addiction
- sport addiction
- exercise dependance
- Langue : Français
- Discipline : Médecine générale
- Identifiant : 2025ULILM462
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 13/11/2025
Résumé en langue originale
Contexte : La prévalence de l’addiction sportive en France est inconnue en soins premiers. On lui connaît des facteurs de risque et des comorbidités physiques, psychiques et sociales. La question des polyconsommations a très peu été évaluée en France, et nous ignorons dans quelle mesure l’addiction sportive est abordée avec le médecin traitant. Matériel et Méthodes : épidémiologique, transversale, multicentrique. La population étudiée est constituée de patients majeurs consultant sur une CPTS entre 06/2024 et 01/2025. Le questionnaire (papier ou QRcode en salle d’attente de médecins généralistes) se composait de questions sociodémographiques, sur l'activité physique (type d’activité, volume hebdomadaire), sur les consommations (automédication, compléments alimentaires, tabac, alcool, autres substances), et de l’échelle EAI. Une question abordait le fait de discuter de son activité physique avec son médecin traitant. Deux modèles statistiques ont été créés : le premier en population générale, puis en population active. Résultats : Dans le modèle 1 (population générale), la prévalence de l’addiction sportive est de 6.2%. Est ressortie une corrélation positive entre risque d’addiction sportive et consommation de boissons de réhydratation, et automédication. Discuter de son activité physique avec son médecin traitant est également corrélé au risque d’addiction sportive. Dans le modèle 2 (population active), la prévalence de l’addiction sportive est de 8.6%. Est ressortie une corrélation entre risque d’addiction sportive et consommation de boissons de réhydratation, automédication, sport d’endurance, sport de combat, et fréquence de pratique hebdomadaire à 4. Reste non significatif. Conclusion : L’addiction sportive pourrait concerner de nombreux patients rencontrés en soins premiers. Malgré des données manquantes, cette étude ouvre des perspectives pratiques (prévention primaire et secondaire) et de recherche.
- Directeur(s) de thèse : Baran, Jan
AUTEUR
- Fumery, Louise

