Titre original :

Exploration du retentissement hépatique chez les patients porteurs d’une insuffisance tricuspide au moins modérée

Mots-clés en français :
  • Insuffisance tricuspide
  • Fibroscan
  • LSM

  • Insuffisance tricuspidienne
  • Évolution de la maladie
  • Manifestations hépatiques des maladies
  • Élastométrie impulsionnelle
  • Insuffisance tricuspide
  • Évolution de la maladie
  • Maladies du foie
  • Langue : Français
  • Discipline : Médecine. Cardiologie et maladies vasculaires
  • Identifiant : 2025ULILM455
  • Type de thèse : Doctorat de médecine
  • Date de soutenance : 07/11/2025

Résumé en langue originale

Introduction : L’insuffisance tricuspide (IT) est une valvulopathie fréquente, au pronostic péjoratif. Le retentissement hépatique semble marquer un tournant évolutif dans la maladie. A ce jour, peu d’études ont analysé la relation entre la sévérité de l’IT et atteinte hépatique. Méthode : Les patients porteurs d’une IT au moins modérée, en euvolémie, et ayant bénéficié d’un Fibroscan ont été inclus dans le service d’EFCV entre février 2024 et mars 2025. Les données cliniques, biologiques, thérapeutiques et échographiques ont été recueillies. L’objectif principal était d’étudier l’association entre la sévérité de l’IT et le retentissement hépatique évalué principalement par élastrométrie impulsionelle. Le FibroScan mesurait la rigidité hépatique via la Liver Stiffness Measurement (LSM) et la stéatose hépatique via le Controlled Attenuation Parameter (CAP). Les seuils retenus étaient 12,5 kPa pour la LSM (fibrose avancée) et 248 dB/m pour le CAP (stéatose significative). Résultats : Parmi les 63 patients inclus, 28 (44%) étaient porteurs d’une IT modérée (grade 2), 6 (10%) d’une IT sévère (grade 3), 6 (10%) d’une IT massive (grade 4) et 23 (36%) d’une IT torrentielle (grade 5). L’âge moyen de la population était de 77 ans, avec 70% de femmes. Aucune différence significative de LSM (p = 0.07) ou de CAP (p = 0.84) n’a été observée entre le groupe IT ? 3 et IT > 3. La surface de l’orifice régurgitant (SOR) (0,4 [0,2 ; 0,8] vs 0,82 [0,4 ; 1,3], p = 0,005) et la vena contracta (6,6 [4 ; 10,75] vs 10,5 [0 ; 46], p = 0,017) étaient plus élevées chez les patients présentant une LSM ? 12,5 kPa. Il existait une corrélation significative entre le volume régurgité (VR) de l’IT et la LSM (p = 0,043 ; R² = 0,07), ainsi qu’entre la SOR et la LSM (p = 0,0032 ; R² = 0,13), malgré une faible part de variabilité expliquée par ces paramètres. Après ajustement, seule la dilatation de la veine cave inférieure (Bêta a? 1,10 ± 0,34, p = 0,004) et la pression artérielle pulmonaire systolique (Bêta a? - 0,25 ± 0,11, p = 0,03) étaient indépendamment associées à une valeur élevée de LSM. Conclusion : Le retentissement hépatique semble être davantage influencé par la congestion veineuse systémique et plus globalement par la réponse adaptative des cavités cardiaques à l’IT, que par la sévérité de la valvulopathie elle-même.

  • Directeur(s) de thèse : Coisne, Augustin

AUTEUR

  • Beria, Chloé
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