État des lieux de la préservation de la fertilité chez les femmes atteintes d’une tumeur ovarienne borderline ou maligne : résultats au CHU de Lille
- Préservation de la fertilité
- tumeur ovarienne borderline et maligne
- vitrification ovocytaire
- cryoconservation de cortex ovarien
- Ovaire -- Tumeurs
- Préservation de la fertilité
- Ovocytes
- Vitrification
- Cryoconservation
- Tumeurs de l'ovaire
- Préservation de la fertilité
- Ovocytes
- Vitrification
- Cryoconservation
- Langue : Français
- Discipline : Médecine. Gynécologie obstétrique et médicale
- Identifiant : 2025ULILM457
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 07/11/2025
Résumé en langue originale
CONTEXTE : Les tumeurs de l’ovaire borderline et malignes font partie des tumeurs malignes gynécologiques rares. Leur prise en charge expose à une altération de la fertilité chez les patientes en âge de procréer. La problématique de la préservation de fertilité (PF) dans ce contexte est particulièrement complexe. Il existe peu de littérature à propos des modalités, indications et contre-indications de la préservation de la fertilité. L’objectif principal de notre travail était de décrire la stratégie de préservation de la fertilité chez les patientes suivies pour une tumeur de l’ovaire borderline ou maligne. MATÉRIELS ET MÉTHODES : Il s’agissait d’une cohorte rétrospective de données collectées prospectivement, monocentrique, entre avril 2015 et juin 2024. L’ensemble des patientes adressées dans le service de préservation de la fertilité du CHU de Lille pour une tumeur borderline ou maligne de l’ovaire ont été incluses dans l’étude. Les différentes stratégies de PF proposées ou non aux patientes incluses ont été étudiées. Les deux techniques proposées et employées (autoconservation ovocytaire et cryoconservation de cortex) ont été analysées. Chaque patiente a bénéficié d’un bilan de réserve ovarienne avant la PF. RÉSULTATS : Un total de 51 patientes âgées de 24,7 ± 6,2 ans présentant une tumeur ovarienne borderline ou maligne ont été incluses. La quasi-totalité d’entre elles avait été opérée et stadifiée avant la consultation de PF. 82% de l’ensemble de nos patientes a bénéficié d’une proposition de PF. Elle était plus fréquemment proposée dans le groupe tumeur borderline (97%) que dans le groupe tumeur maligne (64%). L’autoconservation ovocytaire constituait la stratégie privilégiée, mise en oeuvre chez 37 patientes au travers de 62 cycles de stimulation. Malgré les préconisations de réaliser plusieurs cycles successifs, la majorité des patientes (60%) n’en a effectué qu’un seul. Le nombre total médian d’ovocytes matures congelés par patiente était de 7, et était identique entre les deux groupes. Deux patientes ont bénéficié d’une cryoconservation de cortex ovarien, réalisée à visée expérimentale pour une éventuelle folliculogénèse in vitro future, la greffe ovarienne demeurant contre-indiquée dans ce contexte. CONCLUSION : Cette étude constitue une contribution significative à la compréhension des enjeux de la préservation de fertilité dans les tumeurs ovariennes rares. Elle confirme la faisabilité des techniques de préservation tout en soulignant la nécessité d'une approche multidisciplinaire coordonnée pour optimiser la prise en charge de ces patientes jeunes. Elle souligne l’importance de réaliser plusieurs cycles successifs de stimulation ovarienne afin d’accumuler suffisamment d’ovocytes matures, pour garantir des chances de grossesse raisonnables. L'amélioration des circuits d'information, de formation et d'adressage représente un enjeu majeur pour garantir un accès équitable à ces techniques de préservation de la fertilité.
- Directeur(s) de thèse : Grysole, Camille
AUTEUR
- Richer, Margaux

