Titre original :

Devenir à long terme des colites aiguës graves chez les patients atteints de rectocolite hémorragique à début pédiatrique : étude en population générale

Mots-clés en français :
  • Colite aiguë grave
  • MICI pédiatrique
  • colectomie
  • biothérapie
  • EPIMAD

  • Rectocolite hémorragique
  • Rectocolite hémorragique
  • Colite
  • Colectomie
  • Maladies inflammatoires chroniques de l'intestin
  • Rectocolite hémorragique
  • Rectocolite hémorragique
  • Colite
  • Colectomie
  • Maladies inflammatoires intestinales
  • Langue : Français
  • Discipline : Médecine. Pédiatrie
  • Identifiant : 2025ULILM456
  • Type de thèse : Doctorat de médecine
  • Date de soutenance : 07/11/2025

Résumé en langue originale

Introduction La colite aiguë grave (CAG) est une complication majeure de la rectocolite hémorragique (RCH), pouvant nécessiter une colectomie en urgence. Son pronostic s’est amélioré grâce aux traitements de seconde ligne, notamment les anti-TNF et la ciclosporine. Cette étude visait à évaluer, en population pédiatrique, le risque de CAG et ses conséquences à long terme. Patients et Méthodes Tous les enfants du registre EPIMAD diagnostiqués avec une RCH avant 17 ans entre 1988 et 2011 ont été suivis jusqu’en 2013. Les CAG étaient définies par une poussée sévère (score Mayo > 11) nécessitant hospitalisation et un traitement par corticothérapie IV, ciclosporine IV ou colectomie. Le risque cumulé de colectomie après CAG a été estimé à 1, 3 et 5 ans, et les facteurs associés étudiés par modèle de Cox. Résultats Parmi les 337 patients atteints de RCH, 79 (23 %) ont présenté une CAG, révélatrice dans 12 cas. 43 % avaient reçu une corticothérapie orale dans les 3 mois précédents, 14 % un immunosuppresseur et 9 % un anti-TNF. L’incidence cumulée de CAG à 1, 3 et 5 ans du diagnostic était de 13 % [IC95 : 8,9–16,1], 19 % [14,4–23,0] et 22 % [17,6–26,9]. Une atteinte pancolique (E4) au diagnostic augmentait significativement le risque de CAG (HR 2,60 [1,31– 5,12]). Le traitement de première ligne était la corticothérapie IV dans 73 % des cas, la ciclosporine IV dans 15 % et l’infliximab dans 1 %. Dix patients (13 %) ont eu une colectomie immédiate et 13 (16 %) après échec thérapeutique. Le risque cumulé de colectomie après CAG atteignait 39 % à 1 an, 44 % à 3 ans et 48 % à 5 ans. Aucun décès n’a été observé. Un diagnostic posé à l’ère des anti-TNF (2001-2011) était associé à un moindre risque de colectomie (HR 0,28 [0,14–0,57], p < 0,001). Conclusion Un enfant sur quatre atteint de RCH développe une CAG. La moitié nécessitera une colectomie dans les 5 ans suivant l’épisode. L’introduction des anti-TNF a toutefois significativement réduit ce risque, marquant une évolution majeure du pronostic des formes sévères pédiatriques.

  • Directeur(s) de thèse : Ley, Delphine

AUTEUR

  • Pauloin, Manon
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