Intérêt de la technique par restriction de flux sanguin en médecine physique et de réadaptation : une revue systématique de la littérature
- Restriction de flux sanguin
- médecine physique et de réadaptation
- rééducation
- Sang -- Débit
- Réadaptation
- Force musculaire
- Effort physique
- Innovations médicales
- Thérapie de restriction du débit sanguin
- rééducation et réadaptation
- Force musculaire
- Effort physique
- Résultat thérapeutique
- Revue systématique
- Langue : Français
- Discipline : Médecine physique et réadaptation
- Identifiant : 2025ULILM446
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 31/10/2025
Résumé en langue originale
Contexte : La restriction de flux sanguin (RFS) est une méthode utilisée de manière reconnue pour favoriser l’hypertrophie et l’augmentation de la masse musculaire en médecine du sport. Toutefois, il n’existe pas d’état des lieux de l’intérêt de cette méthode dans les populations de rencontrées en médecine physique et de réadaptation pour lesquelles un renforcement musculaire à charge élevée n’est pas toujours réalisable. Matériel et Méthodes : Une revue systématique de la littérature a été réalisée selon les recommandations PRISMA sur les bases PubMed, Embase et Cochrane (janvier 1960-juillet 2025). Les essais contrôlés randomisés comparant la RFS associée à l’exercice à une prise en charge habituelle en médecine physique et de réadaptation (M.P.R.) ont été inclus. Les études devaient concerner des affections neurologiques, cardio-respiratoires ou locomotrices couramment rencontrées en MPR. La qualité méthodologique a été évaluée par l’échelle PEDro. Résultats : Parmi 1286 articles recensés, 28 ont été inclus : 8 sur les pathologies neurologiques/neuromusculaires, 6 sur les pathologies cardio-respiratoires ou facteurs de risque, et 14 sur les affections locomotrices. Les résultats suggèrent que la RFS, associée à des charges légères, améliore la force et la trophicité musculaire, avec des bénéfices variables selon la pathologie. En pathologie neurologique, une hypertrophie musculaire est observée sans gain fonctionnel significatif. En pathologie cardio-respiratoire, des effets favorables sur la capacité d’effort et certains marqueurs de risques cardiovasculaires sont décrits sauf dans la population atteinte de BPCO. En pathologie locomotrice, les résultats sont positifs à la fois sur le niveau douloureux, l’évaluation fonctionnelle et la force musculaire à l’exception du contexte de préhabilitation à une pose de prothèse totale de genou. Aucun événement indésirable grave n’a été rapporté dans les études incluses dans cette revue. Conclusion : La RFS représente une modalité innovante et potentiellement efficace en MPR, notamment dans les populations souffrant de pathologies de l’appareil locomoteur et dans une moindre mesure de pathologies cardio-vasculaires lorsque l’entraînement conventionnel à forte charge n’est pas envisageable. Toutefois, l’hétérogénéité des protocoles et les faibles effectifs limitent la portée des résultats. Des essais complémentaires de plus forte puissance et mieux standardisés sont nécessaires dans certaines populations avant une intégration large en pratique clinique.
- Directeur(s) de thèse : Wieczorek, Valérie
AUTEUR
- Gisserot, Constantin
