Titre original :

Utilisation de l’offre de soins par les personnes trans : rôle de la médecine générale et des CeGIDD dans la Métropole Européenne Lilloise

Mots-clés en français :
  • Transidentité
  • médecine générale
  • accès aux soins
  • parcours de soins
  • santé sexuelle
  • CeGIDD
  • Métropole Européenne Lilloise

  • Transsexuels
  • Droit à la santé
  • Médecins généralistes
  • Prise en charge personnalisée du patient
  • Centres de santé sexuelle
  • Personnes transgenres
  • Médecins généralistes
  • Prise en charge personnalisée du patient
  • Accessibilité des services de santé
  • Santé sexuelle
  • Langue : Français
  • Discipline : Médecine générale
  • Identifiant : 2025ULILM443
  • Type de thèse : Doctorat de médecine
  • Date de soutenance : 30/10/2025

Résumé en langue originale

Contexte : En France, la prise en charge des personnes trans repose largement sur le médecin généraliste (MG), mais les données montrent des obstacles persistants (formation insuffisante, renoncements aux soins) et une articulation inégale avec les structures spécialisées. L’objectif de cette thèse est d’examiner la place effective du MG dans la patientèle trans de la Métropole Européenne de Lille (MEL) et d’identifier des leviers d’amélioration. Méthodes : Etude mixte : enquête transversale auprès des MG de la MEL (taux de réponse ? 15 %) recueillant caractéristiques démographiques, organisation du suivi et orientation vers les CeGIDD ; entretiens qualitatifs (n=5) avec des personnes trans ; modélisation supervisée (Wolfram Language, Classify) pour prédire ? l’existence de personnes trans en patientèle ? a partir du couple (age, sexe) du MG. L’algorithme a selectionné des arbres boostes par gadient. Validation par matrice de confusion et indicateurs de validité. Résultats : La majorité des MG déclarent suivre au moins une personne trans, mais le suivi est souvent centre sur des motifs ? généraux ? (renouvellements, démarches) et peu articule a la transition, avec faible mobilisation des CeGIDD. Les entretiens confirment que la qualité relationnelle (respect du prénom/pronom, non-jugement) conditionne l’accès effectif aux soins. Modélisation : sur l’ensemble de validation (n=23), PPV 86,7% (13/15) pour la classe ? existence ?, NPV 12,5 % (1/8) pour ? absence ?, accuracy ?61 % (14/23), suggérant une bonne capacité a identifier les cabinets ayant au moins une personne trans mais une faible spécificité. Les probabilités prédites varient selon le profil du MG : chez les femmes 25-35 ans, 94-96 % vs hommes 86-90 % ; au-delà de 35 ans, probabilité plus élevée chez les hommes. Conclusion : Dans la MEL, le MG est bien le point d’entrée, mais l’implication spécifique dans la transition reste limitée et les CeGIDD sont sous-utilises. Les résultats plaident pour : renforcer la formation initiale et continue des MG (accueil affirmant le genre, hormonothérapies, coordination) ; mieux intégrer les CeGIDD au parcours ; améliorer la pratique (repérage, lettres-types, circuits d’orientation). Sur le plan scientifique, des études multicentriques de plus grande envergure, avec panel de variables élargi et validation méthodologique renforcée, sont nécessaires pour affiner la prédiction et évaluer l’impact clinique des interventions en soins primaires.

  • Directeur(s) de thèse : Valette, Michel

AUTEUR

  • Jacquemont, Chloé
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