Titre original :

Hypotension en transplantation rénale et retard de fonctionnement des greffons : une étude rétrospective sur 9 ans

Mots-clés en français :
  • Retard de fonctionnement du greffon
  • transplantation rénale
  • hémodynamique
  • pression artérielle moyenne
  • hypotension

  • Insuffisance rénale chronique
  • Rein -- Transplantation
  • Complications chirurgicales
  • Hypotension artérielle
  • Hémodynamique
  • Insuffisance rénale
  • Transplantation rénale
  • Complications peropératoires
  • Hypotension artérielle
  • Reprise retardée de fonction du greffon
  • Hémodynamique
  • Langue : Français
  • Discipline : Médecine. Anesthésie Réanimation
  • Identifiant : 2025ULILM441
  • Type de thèse : Doctorat de médecine
  • Date de soutenance : 30/10/2025

Résumé en langue originale

Contexte : La transplantation rénale constitue le traitement de référence de l’insuffisance rénale terminale, offrant un bénéfice en termes de survie et de qualité de vie par rapport à la dialyse chronique. Néanmoins, le retard de fonctionnement du greffon (RFG), défini par la nécessité d’une dialyse dans la première semaine post-transplantation (hors hyperkaliémie isolée), demeure fréquent, touchant 20 à 50 % des patients selon les études, et augmente la morbidité, le risque de rejet aigu et de perte du greffon à long terme. Si de nombreux facteurs liés au donneur, au greffon et au receveur ont été identifiés, l’impact des paramètres hémodynamiques per-opératoires comme la pression artérielle moyenne (PAM), reste mal identifié. Matériel et Méthodes : Cette étude rétrospective monocentrique a inclus 940 patients adultes ayant reçu une greffe rénale de donneur en mort encéphalique entre août 2015 et décembre 2024 au CHU de Lille. Les données cliniques et péri-opératoires ont été extraites des logiciels hospitaliers et de la base de données INCLUDE. La PAM per-opératoire a été recueillie et le temps cumulé passé sous les seuils de 75, 70, 65 et 60 mmHg a été calculé. Le RFG constituait le critère de jugement principal. Les analyses statistiques multivariées ont été ajustées sur les facteurs confondants connus, incluant caractéristiques du donneur et du receveur, durée d’ischémie froide, durée opératoire, bilan hydrique et utilisation de vasopresseurs. Les objectifs secondaires visaient à déterminer le moment préférentiel de survenue des hypotensions et l’incidence des thromboses de fistule artério-veineuse (FAV) dans le mois suivant la transplantation. Résultats : Le RFG est survenu chez 138 patients (14,8 %). Après ajustement, un temps cumulé supérieur à 20 minutes sous 65 mmHg et supérieur à 10 minutes sous 60 mmHg étaient significativement associés à un risque accru de RFG. Les épisodes hypotensifs se sont produits principalement après l’induction anesthésique, période critique pour la perfusion rénale. La thrombose de FAV est survenue chez 6,7 % des patients. Conclusion : La survenue prolongée d’hypotension per-opératoire en dessous de 65 mmHg constitue un facteur de risque modifiable majeur de RFG. L’optimisation de la perfusion pendant la chirurgie, en particulier après l’induction anesthésique, apparaît essentielle pour améliorer le devenir précoce et tardif du greffon et réduire la comorbidité. Ces données renforcent l’importance de stratégies hémodynamiques ciblées et d’une surveillance rigoureuse de la PAM afin de maximiser la récupération fonctionnelle du greffon et la sécurité du patient.

  • Directeur(s) de thèse : Rousseleau, Damien

AUTEUR

  • Bousquet, Cassandre
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