État des lieux de la prise en charge et du suivi des personnes vivant avec le VIH par leur médecin généraliste
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- Langue : Français
- Discipline : Médecine générale
- Identifiant : 2025ULILM435
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 28/10/2025
Résumé en langue originale
Introduction : Pour les personnes vivant avec le VIH (PVVIH), l’arrivée des antirétroviraux (ARV) a changé le vécu et le pronostic : le VIH est devenu une maladie chronique, marquée par un vieillissement croissant et l’apparition de comorbidités spécifiques. Le rôle du médecin généraliste (MG), central dans le suivi global, reste toutefois peu étudié. Ce travail analyse le ressenti des MG des Hauts-De-France (HDF) en 2025 sur leur place dans la prise en charge holistique des PVVIH. Méthode : Il s’agit d’une étude quantitative descriptive transversale, basée sur un questionnaire adressé aux MG des HDF ayant dans leur patientèle au moins une PVVIH. Résultats : Sur 773 MG sollicités, 71 (9,2 %) ont participé à l’étude. Le domaine où les MG se déclarent le plus à l’aise est la vaccination des PVVIH (médiane 6/10) et le moins à l’aise est la gestion des risques iatrogéniques (médiane 4/10). 62 % des MG interrogent leurs patients sur l’automédication et 95 % déclarent tenir compte des interactions médicamenteuses lors de l’introduction d’un nouveau traitement. La vigilance vis-à-vis de certaines molécules pourvoyeuses d’interactions, comme les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), apparaît moins systématique (47 % des répondants ne s’en méfient pas ou peu). Enfin, la majorité des participants estime jouer un rôle dans la prise en charge globale des PVVIH, notamment dans la déclaration en affection longue durée (ALD) (97 %) et la veille vaccinale (93 %) avec des niveaux de connaissance variables selon les recommandations (75 % vaccinaient contre le pneumocoque vs 29 % contre l’hépatite A). Discussion : Les MG interrogés rapportent une aisance moyenne dans le suivi des PVVIH, avec un score médian de 5/10. Les pratiques vaccinales et le suivi des comorbidités sont globalement conformes aux recommandations, tandis que la vigilance sur certaines interactions médicamenteuses et l’adaptation du dépistage de cancers spécifiques restent insuffisantes. 46 % étaient demandeurs de formation spécifique et le niveau d’intérêt médian pour la fiche flash fournie était de 8/10. Les MG sont conscients de leur place centrale dans le suivi global des PVVIH, malgré une faible file active de PVVIH. Le suivi des PVVIH requiert une approche et vision globale ainsi qu’une coordination entre généralistes et spécialistes.
- Directeur(s) de thèse : Tetart, Macha
AUTEUR
- Verdavaine, Flora
