Défibrillateur sous cutané dans la cardiomyopathie hypertrophique : une cohorte nationale (HONEST)
- Cardiomyopathie hypertrophique
- défibrillateur sous cutané
- chocs appropriés
- chocs inappropriés
- complications
- Cardiomyopathie hypertrophique
- Arythmie
- Défibrillateurs implantables
- Analyse par cohorte
- Cardiomyopathie hypertrophique
- Troubles du rythme cardiaque
- Défibrillateurs implantables
- Études de cohortes
- Langue : Français
- Discipline : Médecine. Cardiologie et maladies vasculaires
- Identifiant : 2024ULILM199
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 10/07/2024
Résumé en langue originale
Introduction : La cardiomyopathie hypertrophique (CMH) figure parmi les cardiopathies génétiques les plus fréquentes. Elle est associée à une augmentation du risque de troubles du rythmes ventriculaires responsables de mort subite du sujet jeune. La mise en place d’un défibrillateur automatique implantable (DAI) est recommandée en prévention primaire en cas de risque rythmique modéré ou élevé ainsi qu’en prévention secondaire. L’implantation d’un DAI s’accompagne cependant d’une morbidité. Le défibrillateur sous cutané (DAI-SC) permet de réduire de façon significative les complications liées à la sonde en comparaison au défibrillateur transveineux (DAI-TV), et apparait donc comme un dispositif de choix chez les patients atteints d’une CMH. Les données sur l’utilisation du DAI-SC chez les patients atteints de CMH sont peu nombreuses. Objectif : Évaluer l’incidence des chocs électriques appropriés (CA) et le risque de complications chez les patients implantés d’un DAI-SC dans un contexte de CMH. Méthodes : Tous les patients implantés d’un DAI-SC dans un contexte de CMH entre 2013 et 2019 ont été inclus. Cette étude rétrospective a été réalisée sur la cohorte nationale française des patients implantés d’un DAI-SC (HONEST). Le critère de jugement principal était la survenue de CA. Le critère de jugement secondaire était la survenue d’une complication. Résultats : 494 patients ont été inclus avec une durée médiane de suivi de 4,5 ans. Le taux annuel de CA était de 2,3%/an (9,4% à 5 ans). La survenue de CA était deux fois plus fréquente chez les patients implantés en prévention secondaire. Le taux de complications était de 6,2 %/an et 28,3% des patients ont présenté au moins une complication au cours du suivi moyen de 4,5 ans. Ces complications étaient en grande majorité représentées par les chocs électriques inappropriés (CI) (41,3%) et les usures prématurées de batterie (28,7%). Le risque annuel de CI était de 3,5%/an (10,9% à 5 ans), avec une augmentation du risque pour le sexe masculin. La mortalité toute cause était de 0,9%/an avec un risque accru chez les patients minces (IMC < 20 kg/m²) ou présentant une altération de la fraction d’éjection ventriculaire gauche (< 50%). Conclusion : Le DAI-SC apparait comme un dispositif de choix dans la prévention des troubles du rythme ventriculaire chez les patients atteints d’une CMH. Le risque de complications liées au DAI-SC reste élevé mais celles-ci sont différentes de celles présentées avec les DAI-TV. Des avancées technologiques semblent nécessaires pour continuer à diminuer ces risques.
- Directeur(s) de thèse : Ortmans, Staniel
AUTEUR
- Cardot, Joséphine
