Titre original :

Risque d'infections urinaires après cystographie et cystosonographie dans le diagnostic du reflux vésico-urétéral en pédiatrie : influence du type de produit de contraste

Mots-clés en français :
  • Reflux vésico-urétéral
  • cystosonographie
  • infection urinaire

  • Reflux vésicourétéral
  • Cystographie
  • Appareil urinaire -- Infections
  • Produits de contraste
  • Reflux vésico-urétéral
  • Reflux vésico-urétéral
  • Cystographie
  • Infections urinaires
  • Produits de contraste
  • Étude comparative
  • Langue : Français
  • Discipline : Médecine. Radiodiagnostic et imagerie médical
  • Identifiant : 2025ULILM434
  • Type de thèse : Doctorat de médecine
  • Date de soutenance : 27/10/2025

Résumé en langue originale

OBJECTIFS : Chez les enfants présentant des infections urinaires fébriles récidivantes, une recherche d’un reflux vésico-urétéral doit être réalisée, celui-ci étant présent dans 30 à 40% des cas. Le reflux vésico-urétéral prédispose aux infections urinaires récidivantes, sources à long terme de cicatrices rénales puis d’une néphropathie de reflux. Cette recherche peut être effectuée par une cystographie, encore l’examen de référence, ou par une cystosonographie, examen alternatif performant. Néanmoins ces examens sont invasifs, impliquent un cathétérisme vésical et exposent aux infections urinaires iatrogènes. Ce risque n’a cependant pas été évalué après cystosonographie. Nous émettons l’hypothèse qu’il serait plus faible qu’après cystographie grâce à la plus faible viscosité du Sonovue comparativement au Ioméron 150, produit de contraste iodé fréquemment utilisé pour les cystographies. METHODES : Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive et analytique menée dans le service d’imagerie pédiatrique du CHU de Lille. 123 enfants adressés et suivis par des néphrologues ou chirurgiens pédiatriques de l’hôpital Jeanne de Flandre ont été inclus, 53 ayant bénéficié d’une cystosonographie et 70 d’une cystographie. Les résultats de ces examens et la survenue d’infections urinaires dans leur suite ont été évalués. Nous avons également mesuré les viscosités du Sonovue et du Ioméron 150. RESULTATS : Le Sonovue possède une viscosité inférieure à celle du Ioméron 150. Au total, 11 enfants ont présenté une infection urinaire iatrogène, 3 après une cystosonographie et 8 après une cystographie. Cette différence n’était pas significative. Les enfants ayant présenté une infection urinaire iatrogène présentaient en revanche un reflux significativement de plus haut grade. DISCUSSION : Le risque d’infections urinaires iatrogènes semble plus faible après cystosonographie qu’après cystographie bien que ce résultat n’était pas significatif, probablement en lien avec un manque de puissance statistique dû à des effectifs de petite taille et à un évènement rare. La confirmation de cette tendance dans une étude de plus grande ampleur serait un argument supplémentaire pour le développement de la cystosonographie dont les performances diagnostiques ont largement été démontrées et qui présente l’avantage de ne pas exposer aux rayonnements ionisants.

  • Directeur(s) de thèse : Chiri, Charlotte

AUTEUR

  • Baert, Antoine
Droits d'auteur : Ce document est protégé en vertu du Code de la Propriété Intellectuelle.
Accès libre