Relation entre la survenue d’une fracture de fragilité et la réalisation d’une densitométrie osseuse à l’initiative du CHU de Lille, chez des patients atteints d’une bronchopneumopathie chronique obstructive
- Ostéoporose
- bronchopneumopathie chronique obstructive
- ostéodensitométrie
- fracture
- Bronchopneumopathies obstructives
- Ostéoporose
- Fractures
- Comorbidité
- Densitométrie osseuse
- Broncho-pneumopathie chronique obstructive
- Ostéoporose
- Fractures osseuses
- Comorbidité
- Densitométrie
- Langue : Français
- Discipline : Médecine. Rhumatologie
- Identifiant : 2023ULILM222
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 21/09/2023
Résumé en langue originale
Contexte : L'ostéoporose est l'une des comorbidités les plus fréquentes de la BPCO et peut entraîner des fractures de fragilité, responsables d’un excès de morbi-mortalité. Actuellement, il n'existe aucune recommandation officielle pour la prise en charge de l'ostéoporose associée à la BPCO, qui reste sous diagnostiquée et sous traitée. Nous avons donc mené une étude afin d'évaluer la prise en charge de l'ostéoporose chez les patients atteints de BPCO au CHU de Lille en utilisant l’entrepôt de données de santé INCLUDE. Objectifs : L'objectif principal était de calculer l'incidence cumulée d’ostéodensitométrie initiée par l'hôpital, dans l'année suivant une hospitalisation pour une fracture de fragilité au CHU de Lille, chez des patients de plus de 40 ans atteints de BPCO. L’objectif secondaire était d'identifier les déterminants de la réalisation de cette ostéodensitométrie. Patients et méthodes : il s’agit d’une étude rétrospective, monocentrique, observationnelle sur des patients identifiés au CHU de Lille par INCLUDE du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2021. Les patients atteints de BPCO, âgés de 40 ans ou plus, et hospitalisés au CHU de Lille pour une fracture de fragilité selon la classification CIM-10 ont été inclus. Les densitométries osseuses ont été répertoriées selon les actes CCAM par INCLUDE ou lors de la relecture intégrale des dossiers informatisés. Résultats : 365 patients (~60 % d’hommes, âge moyen de 73,5 ± 12,3 ans et Charlson moyen de 2,9 ± 2,3) ont été inclus. Les unités d’hospitalisation pour la fracture étaient l’orthopédie (n=168), la gériatrie (n=46), la rhumatologie (n=45), la pneumologie (n=24) et autres (n=82). Un total de 499 fractures a été retrouvé et il s’agissait très majoritairement de fractures sévères (hanches (36,4 %), vertèbres (30,1 %), humérus proximal (11,5 %), bassin (10,7 %) …). Au cours de la première année, 69 patients (18,9 %) sont décédés et 86 ont bénéficié d’une ostéodensitométrie initiée par l'hôpital. En prenant en considération le risque compétitif de mortalité, l’incidence cumulée des ostéodensitométries au cours de la 1ère année était de 23,6 % [IC95 % : 19,3 %-28,0 %]. Les déterminants indépendants de la réalisation d’une ostéodensitométrie était le sexe féminin, un Charlson bas, une hospitalisation en rhumatologie (versus les autres unités), et une (ou des) fractures vertébrales. Conclusion : Dans cette étude de cohorte, l'incidence cumulée d’ostéodensitométrie initiée par l'hôpital, dans l'année suivant une hospitalisation pour une fracture de fragilité au CHU de Lille, chez des patients de plus de 40 ans atteints de BPCO était relativement faible. Compte tenu de l'impact délétère des fractures sur la morbidité et la mortalité, des stratégies sont nécessaires pour améliorer la prise en charge de l'ostéoporose dans cette population, ainsi que la mise en place de recommandations officielles.
- Directeur(s) de thèse : Paccou, Julien
AUTEUR
- Heddebaut, Eléonore

