Devenir à long terme des patients traités par rituximab dans le cadre d’une anémie hémolytique auto-immune à anticorps chauds : résultats d’une cohorte rétrospective multicentrique
- Anémie hémolytique auto-immune
- AHAI
- rituximab
- Anémie hémolytique autoimmune
- Rituximab
- Médicaments -- Efficacité
- Récidive (médecine)
- Anémie hémolytique auto-immune
- Rituximab
- Résultat thérapeutique
- Tolérance aux médicaments
- Récidive
- Langue : Français
- Discipline : Médecine interne
- Identifiant : 2025ULILM411
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 22/10/2025
Résumé en langue originale
Contexte : Les anémies hémolytiques auto-immunes à anticorps chauds (wAHAI) constituent une cause rare d’anémie acquise. Les wAHAI présentent un risque important de rechutes ainsi que de complications infectieuses et thrombotiques. Au cours des dernières décennies, le rituximab s’est progressivement imposé comme un traitement de choix de cette pathologie. Objectif : L’objectif principal de notre étude était d’évaluer l’efficacité à long terme du rituximab chez les patients adultes atteints de wAHAI. Les objectifs secondaires étaient d'identifier les facteurs associés à la réponse initiale ou aux rechutes et d’analyser la tolérance à long terme. Méthodes : il s’agit d’une étude rétrospective multicentrique régionale. Analyses par Kaplan-Meier et méthodes comparatives. Résultats : Nous avons analysé les données de 68 patients qui présentaient une wAHAI et avaient reçu du rituximab. Nous notons que 40% des patients ayant initialement répondu ont présenté au moins une rechute (médiane de 17 mois, [8, 25]). Dans notre cohorte, le taux d’infections rapporté était de 46% et le taux d’événements thrombo-emboliques veineux était de 18%. Dans les formes secondaires de wAHAI, il était noté des neutropénies < 1 G/L statistiquement plus fréquentes (31% vs 5,3%, p = 0,029) ainsi qu’une tendance non significative aux hypogammaglobulinémies < 5 g/L (38% vs 12% p = 0,051). Conclusion : Nous avons confirmé l’efficacité du rituximab dans le traitement des wAHAI et nous avons mis en lumière un taux de rechute non négligeable à long terme. Nous n’avons pas pu identifier de facteur fort associé à la réponse initiale ou au risque de rechute. Nous avons pu rapporter la fréquence des complications infectieuses et thrombotiques, ce qui amène à considérer une surveillance accrue des patients atteints de wAHAI et traités par rituximab.
- Directeur(s) de thèse : Terriou, Louis
AUTEUR
- Renardet, Nicolas

