Devenir des patients admis en hébergement temporaire en EHPAD à l’issue d’une hospitalisation en court séjour gériatrique
- Court séjour gériatrique
- hébergement temporaire en sortie d’hospitalisation
- EHPAD
- domicile
- sujet âgé
- Hôpitaux -- Admission et sortie
- Établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes
- Personnes âgées -- Soins
- Dépendance (gériatrie)
- Capacité fonctionnelle
- Sortie du patient
- Maisons de retraite médicalisées
- Transition entre l'hôpital et le domicile
- Vie autonome
- Langue : Français
- Discipline : Médecine. Gériatrie
- Identifiant : 2025ULILM407
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 22/10/2025
Résumé en langue originale
Introduction : L’Hébergement temporaire en sortie d’hospitalisation (HT SH) existe depuis 2015, dans le cadre du dispositif « parcours de santé des personnes âgées en risque de perte d’autonomie » (PAERPA). Il promet une fluidification des sorties d’hospitalisation et un soutien au maintien au domicile via une période de transition d’un mois en Etablissement d’Hébergement pour Personne Âgée Dépendante (EHPAD). Méthode : Il s’agit d’une étude observationnelle transversale monocentrique qui s’est déroulée au Centre Hospitalier de Valenciennes et dont le recueil a couvert la période du 1er janvier 2019 au 31 décembre 2024. 74 patients sortis en HT SH sur cette période, depuis le service de court séjour gériatrique, ont été inclus dans l’objectif de décrire le lieu de leur domicile à l’issue de la période d’HT SH. Secondairement, ils ont été comparés selon qu’ils avaient ou non regagné leur domicile. Résultats : 48 patients soit 64,9% ont pu regagner leur domicile à l’issue de la période initiale d’HT SH. Les 26 patients n’étant pas retournés au domicile ont tous été admis en EHPAD. Concernant la comparaison entre les personnes retournées à domicile et celles restées en EHPAD, il n’y avait pas de différence sur l’âge, la situation matrimoniale ou le statut nutritionnel. En analyse univariée, on retrouve une différence concernant le périmètre de marche, s’il était inférieur à 150 m, avec un périmètre moyen à 40.6 ± 28.9 m dans le groupe qui retourne au domicile vs 23.5 ± 26.8 m dans le groupe qui n’y retourne pas (p=0.013) ainsi que sur la présence d’une incontinence fécale (p=0.049). L’analyse multivariée n’a pas retrouvé de différence significative entre les groupes. Conclusion : Cette étude est novatrice pour mettre en valeur le dispositif d’HT SH, qui a permis un accompagnement, pour une majorité des bénéficiaires, vers leur retour à domicile. Sur ces seules données, il semble difficile d’identifier en amont du dispositif les patients qui ne pourront retourner à leur domicile à l’issue du mois d’hébergement. Toutefois, les résultats significatifs sur le périmètre de marche, incitent à une évaluation approfondie de l’autonomie motrice des patients, et de leur capacité de récupération, avant de les adresser.
- Directeur(s) de thèse : Godaert-Simon, Lidvine
AUTEUR
- Collignon, Annaëlle

