Evaluation de l'application des recommandations de la Société Francophone du Diabète sur la prise en charge thérapeutique des patients diabétiques âgés de plus de 75 ans hospitalisés au CHU de Lille
- Diabète de type 2
- patients âgés
- prescription
- antidiabétiques
- iatrogénie
- fragilité
- Diabète non-insulinodépendant
- Prescription médicamenteuse
- Thérapeutique -- Complications (médecine)
- Diabète de type 2
- Guide de bonnes pratiques
- Ordonnances médicamenteuses
- Prescription inappropriée
- Langue : Français
- Discipline : Médecine. Gériatrie
- Identifiant : 2025ULILM409
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 22/10/2025
Résumé en langue originale
Contexte : Le diabète de type 2 concerne un nombre croissant de personnes âgées. La Société Francophone du Diabète (SFD) a publié en 2019, 2021 puis 2023 des recommandations tenant compte du profil de vieillissement (robuste, fragile ou dépendant) dont l’application en pratique médicale quotidienne reste peu évaluée. L’objectif de cette étude est de décrire les prescriptions médicamenteuses considérées comme inadaptées chez les patients diabétiques de type 2 âgés de plus de 75 ans, hospitalisés au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Lille, avant et après la publication des recommandations. Méthode : Il s’agit d’une étude observationnelle, rétrospective, monocentrique, transversale, à partir de la base de données électroniques de santé INCLUDE du CHU de Lille. Les critères d’inclusion étaient : tout patient âgé de 75 ans et plus, hospitalisé au CHU de Lille pour un séjour conventionnel de plus de 48 heures et recevant au moins un traitement antidiabétique tracé informatiquement durant le séjour hospitalier. Deux périodes ont été comparées : avant la publication des recommandations de la SFD (2017-2019) et après leur diffusion (2021-2023). La fragilité a été évaluée par l’Hospital Frailty Risk Score. Résultats : Au total, 6623 séjours hospitaliers ont été inclus, répartis en deux périodes : la première (01/01/2017 – 31/12/2019, N = 3 077 séjours) et la deuxième (01/01/2021 – 31/12/2023, N = 3 546 séjours). La prévalence des prescriptions inappropriées en début d’hospitalisation diminuait entre la première et la deuxième période, passant de 15,7 % à 10,6 % chez les patients fragiles et de 18,6 % à 12,4 % chez les robustes. Dans les deux périodes, la fréquence des prescriptions inappropriées augmentait toutefois entre l’entrée et la sortie d’hospitalisation. La création d’atypies durant l’hospitalisation était moins fréquente après diffusion des recommandations (6,1 % des fragiles et 9,2 % des robustes en deuxième période, contre respectivement 8,6 % et 9,7 % en première période). En revanche, la proportion des corrections de prescriptions inappropriées restait stable, autour de 4 % chez les fragiles et 2 % chez les robustes. Conclusion : Cette étude met en évidence une réduction des prescriptions inappropriées à l’entrée en milieu hospitalier après la publication des recommandations de la SFD, mais également une tendance à l’augmentation de ces prescriptions inappropriées en fin de séjour hospitalier, même après publication des recommandations. Les patients de plus de 75 ans, demeurent exposés à des schémas thérapeutiques parfois inappropriés, avec un risque hypoglycémique élevé, dans un contexte de surveillance de l’HbA1c encore insuffisante.
- Directeur(s) de thèse : Mailliez, Aurélie
AUTEUR
- Lartigue, Lauraly
