Efficacité en vie réelle du nirsevimab administré chez des nouveau-nés à la maternité Jeanne de Flandre du CHU de Lille dans la prévention des infections à VRS dans les 6 premiers mois de vie : étude Season-RSV
- Nirsevimab
- efficacité
- bronchiolite
- Bronchiolite
- Nirsévimab
- Virus respiratoire syncytial humain
- Médicaments -- Efficacité
- Bronchiolite virale
- Bronchiolite virale
- Anticorps monoclonaux
- Virus respiratoires syncytiaux
- Résultat thérapeutique
- Langue : Français
- Discipline : Médecine. Pédiatrie
- Identifiant : 2025ULILM379
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 16/10/2025
Résumé en langue originale
Contexte : La bronchiolite est l’une des premières causes de consultation en période épidémique, le principal agent infectieux est le VRS. Chaque année 2 à 3 % des nourrissons nécessitent une hospitalisation pour bronchiolite. La majorité de ces nourrissons ne présentent pas de facteur de risque particulier. Le nirsevimab est un anticorps monoclonal à longue durée d’action ciblant la protéine de fusion du VRS et empêche l’entrée dans la cellule. Il a été proposé en maternité en France entre le 15 septembre 2023 et janvier 2024. L’objectif de l’étude est d’évaluer l’efficacité du nirsevimab sur la prévention des consultations pour symptôme respiratoire en période épidémique. Méthodes : L’étude était une cohorte longitudinale prospective, monocentrique à la maternité du CHU de Lille entre le 18 septembre 2023 et le 23 janvier 2024. La participation était proposée à tous les parents de nouveau-né quel que soit le statut d’immunisation. L’efficacité du nirsevimab sur la réduction des consultations pour symptôme respiratoire en période épidémique était évaluée par des questionnaires mensuels jusqu’aux 6 mois de l’enfant. Les critères de jugement secondaires concernaient : la réduction des infections respiratoires basses (IRB) hospitalisées, la réduction des IRB à VRS hospitalisées, le taux d’infection à VRS. Résultats : La population analysée était de 377 patients dans le groupe nirsevimab et 36 dans le groupe contrôle. En période épidémique les données de 303 patients du groupe nirsevimab et de 35 patients du groupe contrôle étaient disponibles. On ne retrouvait pas de différence significative avant et après ajustement en termes de consultation pour symptôme respiratoire en période épidémique (p=0,36). L’analyse de survie retrouvait une tendance à une moindre survenue de consultation pour symptôme respiratoire. On ne retrouvait pas de différence significative entre les deux groupes concernant les hospitalisations pour IRB toute cause ni pour les IRB à VRS, cependant, une tendance à une diminution des hospitalisations pour IRB à VRS était observée (p=0,07). Conclusion : On observait une tendance à une diminution des consultations pour symptôme respiratoire en période épidémique, il n’y avait cependant pas de différence significative en termes de réduction de consultation pour symptôme respiratoire en période épidémique.
- Directeur(s) de thèse : Leruste, Constance
AUTEUR
- Gasnier, Lisa

