Titre original :

L’efficacité du méthylphénidate sur la dysrégulation émotionnelle chez l’enfant et l’adolescent : une revue systématique

Mots-clés en français :
  • Méthylphénidate
  • dysrégulation émotionnelle
  • trouble déficit de l’attention/hyperactivité
  • enfants et adolescents

  • Trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité
  • Trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité
  • Méthylphénidate
  • Émotions
  • Trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité
  • Trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité
  • Trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité
  • Méthylphénidate
  • Symptômes affectifs
  • Revue systématique
  • Langue : Français
  • Discipline : Médecine. Psychiatrie
  • Identifiant : 2025ULILM362
  • Type de thèse : Doctorat de médecine
  • Date de soutenance : 14/10/2025

Résumé en langue originale

Introduction – La dysrégulation émotionnelle (ED) constitue un phénomène transdiagnostique fréquent en psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, associé à une sévérité accrue, des comorbidités multiples et un risque fonctionnel important. Le méthylphénidate (MPH), principalement indiqué dans le trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), a suscité un intérêt croissant pour ses effets possibles sur la sphère émotionnelle. Cette revue systématique vise à évaluer l’impact du MPH sur la ED dans les populations cliniques pédiatriques et jeunes adultes. Méthodes – Une recherche a été effectuée dans PubMed (2015–juin 2025) selon les recommandations PRISMA. La suppression des doublons, le tri sur titres et résumés, et la lecture en texte intégral a mené à l’inclusion finale de 14 études. Les critères d’inclusion exigeaient l’évaluation de la ED à l’aide d’échelles validées ou de mesures cliniques pertinentes chez des sujets âgés de ? 25 ans traités par MPH. Résultats – Les 14 études incluses concernaient principalement des patients avec TDAH, avec ou sans comorbidités (troubles du spectre de l’autisme, troubles de l’humeur, troubles oppositionnels). Globalement, le MPH était associé à une diminution de l’impulsivité émotionnelle, de l’irritabilité et de la labilité affective. Certains travaux suggèrent un bénéfice même en présence de comorbidités complexes, mais les résultats demeurent hétérogènes selon les échelles employées et les devis méthodologiques. Peu d’études portaient sur des pathologies autres que le TDAH, et la majorité présentait des effectifs restreints et des suivis de courte durée. Conclusion – Le MPH semble avoir un effet favorable sur certaines dimensions de la ED chez les enfants et les adolescents, particulièrement dans le TDAH. Toutefois, la littérature reste limitée en dehors de ce cadre diagnostique, et l’hétérogénéité méthodologique restreint la généralisation des résultats. Des études contrôlées de plus grande envergure, utilisant des mesures standardisées de la ED et incluant un suivi longitudinal, sont nécessaires pour confirmer ces observations et orienter les pratiques cliniques.

  • Directeur(s) de thèse : Bastien, Axel

AUTEUR

  • Riso, Alessandro
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