Titre original :

L’échographie abdominale, réalisée au cabinet de médecine générale, chez les patients de 18 à 60 ans présentant une douleur abdominale non traumatique, diminue-t-elle le recours aux urgences ?

Mots-clés en français :
  • Echoscopie
  • ambulatoire
  • médecine générale
  • douleur abdominale
  • urgences

  • Abdomen -- Échographie
  • Douleur abdominale
  • Médecins généralistes
  • Hôpitaux -- Services des urgences
  • Échographie
  • Abdomen
  • Douleur abdominale
  • Médecins généralistes
  • Service hospitalier d'urgences
  • Langue : Français
  • Discipline : Médecine générale
  • Identifiant : 2025ULILM354
  • Type de thèse : Doctorat de médecine
  • Date de soutenance : 14/10/2025

Résumé en langue originale

Contexte : La douleur abdominale est un motif de recours fréquent aux services d’urgences. Elle représentait 11% des motifs d’adressage en 2023, chez les 18-74 ans. En médecine générale, elle représente le 9e motif de consultation, et 10% nécessitent un traitement hospitalier. Par ailleurs, l’échographie est une technique rapide et facile d’accès, déjà bien ancrée au sein des services d’urgences, et se développe de plus en plus en médecine générale ambulatoire. Cependant, dans un contexte de surtension des services d’urgences, très peu d’études ont analysé l’impact d’une échographie de débrouillage au cabinet de ville sur le recours aux services d’urgences. Matériel et Méthodes : Cette étude prospective multicentrique a inclus des médecins généralistes installés en cabinet, adhérent à une CPTS, et pratiquant l’échoscopie en complément de leur activité clinique. L’étude s’est déroulée chez les patients âgés de 18 à 60 ans inclus. Les données ont été analysées selon des tests univariés et bivariés, avec une significativité fixée à p < 0,05. Résultats : Les analyses montrent que la réalisation d’une échoscopie abdominale, en cabinet de médecine générale, chez les patients de 18 à 60 ans présentant une douleur abdominale non traumatique, ne modifiait pas la décision clinique initiale d’adressage ou non aux services d’urgences. L’échoscopie n’apporte donc pas de plus-value par rapport à l’examen clinique. Elle permet toutefois d’affiner le diagnostic en éliminant certains diagnostics différentiels. Conclusion : L’échoscopie a démontré un intérêt dans la prise en charge en contexte d’urgence vitale et/ou de polytraumatisme, au travers de la FAST écho. Son utilisation en médecine hospitalière permet d’apporter une réponse binaire à une question spécifique. Cependant, en médecine générale, son intérêt apparait plus nuancé, n’apportant pas de plus-value à l’examen clinique, mais permettant toutefois d’affiner l’hypothèse diagnostique initiale.

  • Directeur(s) de thèse : Haro, Anthony

AUTEUR

  • Barone, Antoine
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