Titre original :

Delayed ischemic with hyper-intensity on T1 : un marqueur de perte neuronale sélective ? : évaluation rétrospective au CHU de Lille

Mots-clés en français :
  • Hypersignaux T1
  • striatum
  • ischémie transitoire
  • accident vasculaire cérébral
  • perte neuronale sélective

  • Accident ischémique transitoire
  • Maladies cérébrovasculaires
  • Imagerie par résonance magnétique
  • Accident ischémique transitoire
  • Accident vasculaire cérébral
  • Imagerie par résonance magnétique
  • Langue : Français
  • Discipline : Médecine. Radiodiagnostic et imagerie médical
  • Identifiant : 2025ULILM351
  • Type de thèse : Doctorat de médecine
  • Date de soutenance : 13/10/2025

Résumé en langue originale

Contexte : Les ischémies transitoires constituent une forme particulière d’atteinte cérébro-vasculaire, se caractérisant par un déficit neurologique régressif. Cette thèse explore le syndrome DIH (« Delayed Ischemia with Hyperintensity on T1 ») comme possible marqueur de perte neuronale sélective (PNS), plus ou moins associé à des lésions ischémique en diffusion. Méthode : Une étude rétrospective (CHU de Lille, 2013-2024) : extraction des comptes-rendus IRM via un LLM (Vicuna), relecture humaine et inclusion des cas avec hypersignal T1 lenticulo-caudé. Trois groupes sont définis selon les anomalies en T1 et en diffusion : Hypersignal T1 isolé (groupe 1), hypersignal T1 plus étendue que la diffusion (groupe 2), restriction de diffusion plus étendue que l’hypersignal T1 (groupe 3). Une analyse clinique, radiologique et étiologique est réalisée. Résultats : Les patients présentant des hypersignaux T1 isolés (groupe 1) ont un meilleur pronostic que ceux des groupes 2 et 3. Le score symptomatologique moyen (NIHSS modifié) est significativement plus faible (p = 0,001), estimé à 1,9 contre 8,2 pour le groupe 2 et 8,2 pour le groupe 3. L’évolution clinique est également plus favorable, avec une tendance plus marquée à la régression des symptômes (p = 0,025) et un handicap résiduel moindre (score mRS) (p = 0,025), la médiane du groupe 1 étant à 0 contre 3 pour les groupes 2 et 3. Conclusion : La DIH représente un véritable défi diagnostique et, bien que de pronostic favorable lorsqu’isolée, signe une atteinte lésionnelle succédant à une ischémie relative. Elle n’est néanmoins qu’une des composantes de l’entité plus large qu’est la perte neuronale sélective d’origine cérébro-vasculaire. Son impact réel sur les fonctions cognitives et comportementales n’est néanmoins pas encore défini et le surrisque potentiel de survenue d’AVC ischémique constitué chez cette population de patients doit justifier la réalisation d’imagerie vasculaire, en cas de présentation clinico-radiologique compatible.

  • Directeur(s) de thèse : Pruvo, Jean-Pierre

AUTEUR

  • Meradi, Adil
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