Étude PAUPIAD : fréquence de l’atteinte palpébrale au cours de la dermatite atopique modérée à sévère de l’adulte
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- Langue : Français
- Discipline : Médecine. Dermatologie vénéréologie
- Identifiant : 2025ULILM350
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 13/10/2025
Résumé en langue originale
Contexte : La dermatite atopique (DA) est une dermatose inflammatoire chronique caractérisée par une sécheresse cutanée, une inflammation de la peau et une altération de la barrière épidermique. L’atteinte palpébrale est particulièrement préoccupante en raison de la finesse de la peau, du retentissement fonctionnel et des complications esthétiques qu’elle entraîne, mais elle reste peu documentée à ce jour chez l’adulte. Méthodes : L’étude multicentrique et observationnelle PAUPIAD avait pour objectif principal d’estimer la fréquence de l’atteinte palpébrale chez l’adulte atteint de DA, d’en décrire les caractéristiques cliniques et d’identifier les facteurs associés. Les patients avec atteinte palpébrale ont bénéficié de prick-tests et de patch-tests afin d’analyser le profil de sensibilisation allergologique et sa pertinence clinique ; ainsi que d’un bilan ophtalmologique standardisé. Résultats : Parmi les 288 patients inclus à ce stade intermédiaire de l’étude, 182 présentaient une atteinte palpébrale, donnant une fréquence d’atteinte de 63,2%. Cette atteinte était plus fréquente chez les patients hospitaliers (p=0,044) et associée aux formes sévères de DA (p=0,041). Les lésions étaient majoritairement chroniques et étendues (>50 % de la surface palpébrale). La catégorie socio-professionnelle pourrait influencer la survenue de cette atteinte, tandis qu’aucune association n’a été retrouvée avec l’âge, le sexe ou le lieu de vie. Une sensibilisation était observée chez 90,3 % des cas aux prick-tests et 58,2 % aux patch-tests, avec des allergènes fréquents tels que le nickel, le potassium dichromate, les fragrances et le décyl glucoside ; dont la pertinence clinique apparaît limitée vis-à-vis de l’atteinte palpébrale. Aucun lien significatif n’a été observé entre le nombre de patch-tests positifs et la sévérité de la DA. Les patients A+ (au moins un patch-test positif) présentaient davantage d’atteinte des plis de flexion (p=0,047), des zones palmoplantaires (p=0,039) et recouraient plus souvent aux inhibiteurs de la calcineurine (p=0,022). L’atteinte ophtalmologique était quasi-constante, empêchant l’analyse des corrélations allergologiques. Conclusion : L’étude PAUPIAD met en évidence la fréquence élevée et l’importance clinique de l’atteinte palpébrale dans la DA de l’adulte. Elle souligne la nécessité d’une consultation ophtalmologique systématique, compte tenu de la fréquence des atteintes associées. En revanche, l’indication à une consultation allergologique doit être posée au cas par cas.
- Directeur(s) de thèse : Dezoteux, Frédéric
AUTEUR
- Machut, Héloïse

