Radiothérapie orbitaire dans l’orbitopathie basedowienne modérée à sévère : efficacité et toxicité, expérience lilloise
- Orbitopathie basedowienne
- maladie de Basedow
- radiothérapie orbitaire
- Basedow, Maladie de
- Oeil
- Toxicologie
- Ophtalmopathie basedowienne
- Radiothérapie
- Résultat thérapeutique
- Langue : Français
- Discipline : Médecine. Endocrinologie et métabolismes
- Identifiant : 2025ULILM303
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 06/10/2025
Résumé en langue originale
Contexte : L’orbitopathie basedowienne représente la manifestation extrathyroïdienne la plus fréquente de la maladie de Basedow entrainant l’inflammation des tissus orbitaires. La radiothérapie orbitaire, utilisée depuis longtemps en deuxième ligne après échec de la corticothérapie IV, reste d’efficacité discutée, d’autant plus que l’émergence des biothérapies a contribué à accentuer cette incertitude. Objectif du travail : Évaluer l’efficacité et la tolérance de la RO dans l’OB modérée à sévère, afin de mieux préciser sa place dans la stratégie thérapeutique actuelle. Matériels et méthodes Étude rétrospective monocentrique portée sur 61 patients atteints d’OB modérée à sévère et active, la première année suivant le traitement par RO réalisée au COL. Le critère principal de jugement était composite (CAS, exophtalmie, diplopie, IRM). Les critères secondaires concernaient l’évolution clinique, la tolérance, la neuropathie optique et le recours aux chirurgies réhabilitatives. Le succès était défini entre 3 et 6 mois, l’échec par absence de réponse ou recours à une nouvelle ligne thérapeutique. Résultats : Entre M3 et M6, le critère principal de succès a été atteint chez 34 % des patients. Une diminution CAS chez 55,9 % des patients avec un CAS < 3 obtenu chez 69,2% initialement actifs, 3/7 ont présenté une disparition de l’hypersignal musculaire à l’IRM. Une amélioration de la diplopie chez 28,8 % et de la motilité oculaire chez 58,6 %, une réduction d’au moins 2 mm de l’exophtalmie chez 27,5 %. 13 recours à une nouvelle ligne thérapeutique, 4 patients ont eu recours à une décompression orbitaire. Absence de survenue de neuropathie optique de novo. Les toxicités précoces, toutes bénignes, concernaient 39,3 % des patients. Enfin, 62 % ont nécessité une chirurgie de réhabilitation en phase inactive, principalement oculomotrice. Conclusion : La RO conserve une place dans la stratégie thérapeutique de l’OB modérée à sévère et active. Elle se distingue par un excellent profil de tolérance et une efficacité marquée sur l’inflammation orbitaire, plus modérée sur la motilité oculaire. Elle représente ainsi une option particulièrement intéressante chez les patients fragiles ou polypathologiques, pour lesquels les alternatives thérapeutiques restent limitées
- Directeur(s) de thèse : Pasquier, David - Ladsous, Miriam
AUTEUR
- Charikh, Lamia

