Titre original :

La prise en charge du souhait de hâter la mort par les équipes mobiles de soins palliatifs et les équipes de liaison psychiatrique : entre différences et similitudes, comment envisager une collaboration ?

Mots-clés en français :
  • Souhait de hâter la mort
  • équipe de liaison psychiatrique
  • équipe mobile de soins palliatifs

  • Soins palliatifs
  • Assistance médicalisée pour mourir
  • Accompagnement de la fin de vie
  • Psychiatrie de liaison
  • Équipes mobiles de soins palliatifs
  • Relations interprofessionnelles dans le domaine de la santé
  • Soins palliatifs
  • Accompagnement de la fin de la vie
  • Respect des directives anticipées
  • Relations interprofessionnelles
  • Langue : Français
  • Discipline : Médecine. Psychiatrie
  • Identifiant : 2025ULILM299
  • Type de thèse : Doctorat de médecine
  • Date de soutenance : 03/10/2025

Résumé en langue originale

Introduction : Le souhait de hâter la mort est un phénomène complexe, existant dans un contexte de situation palliative et ayant une distinction difficile avec les idées suicidaires. En cas de législation autorisant l’ « aide à mourir », il pourrait être le « point de départ » du dispositif. Les équipes de liaison psychiatrique et les équipes mobiles de soins palliatifs sont régulièrement sollicitées à son sujet à l’hôpital général, mais leurs cultures de soins diffèrent tout en ayant des points communs. Sont-elles en mesure de travailler ensemble dans ces situations ? Quels facteurs pourraient sous-tendre une telle collaboration ? Méthode : Cette étude est issue de la recherche qualitative, elle s’inspire de l’approche ethnographique, et combine l’analyse de données issues d’observations d’interventions, à celles issues d’entretiens semi-dirigés avec les professionnels, afin de mettre en évidence des différences relevant de la culture professionnelle. Résultats : Les psychiatres par leur perception d’une temporalité d’urgence et d’un biais dans la capacité du patient à décider pour lui-même, endossent un rôle d’expert : celui-ci les limite dans le retour qu’ils font aux services référents et les contraint à agir, parfois en majorant le caractère intensif des soins. Les palliatologues anticipent le pronostic défavorable, et placent le patient au centre du processus de soins, reconnaissant son autonomie : malgré tout, ils transgressent parfois leur principe de non-substitution, car mis en tension par le souhait de mourir. Discussion : Les deux équipes mobiles divergent sur de nombreux points, mais ont également l’occasion de collaborer en se complétant. C’est certainement à travers la notion d’interdisciplinarité qu’ils trouveront le moyen de s’enrichir mutuellement, afin de mieux prendre en charge le phénomène complexe qu’est le souhait de hâter la mort.

  • Directeur(s) de thèse : Prod'homme-Pruvot, Chloé

AUTEUR

  • Wencker, Florian
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