Intérêt pronostique de l’imagerie dans l’évaluation de la sévérité et de la réponse thérapeutique dans le rhumatisme à dépôts de pyrophosphate de calcium
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- réponse thérapeutique
- Chondrocalcinose
- Imagerie pour le diagnostic
- Rhumatisme -- Diagnostic
- Arthropathies
- Arthrose
- Pronostic (médecine)
- Chondrocalcinose
- Rhumatismes
- Arthropathies à cristaux
- Arthrose
- Pronostic
- Langue : Français
- Discipline : Médecine. Rhumatologie
- Identifiant : 2025ULILM305
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 06/10/2025
Résumé en langue originale
Contexte : Le rhumatisme à dépôts de pyrophosphate de calcium (PPCD) est une maladie encore mal comprise, notamment dans la détermination de sa sévérité et la réponse thérapeutique. L’imagerie pourrait jouer un rôle pronostique mais sa place reste mal définie. Objectif : Evaluer l’apport pronostique de l’imagerie (radiographie, scanner, DECT) dans la sévérité du PPCD et la réponse thérapeutique. Méthodologie : Etude observationnelle, descriptive, rétrospective, monocentrique incluant des patients de la cohorte CRYSTALILLE. La sévérité était évaluée par la fréquence des crises et la qualité de vie. La réponse thérapeutique était corrélée à la présence et l’étendue de la chondrocalcinose (CCA) et de l’arthrose. Résultats : 118 patients ont été inclus, dont 44 hommes et 74 femmes. L’âge moyen était de 73,3 ans. En moyenne, les patients avaient 1,47 crises en 6 mois. La CCA était visible sur 60% des radiographies des genoux et 66% de celles des poignets. La présence de CCA sur plus d’une articulation était associée à davantage de crises qu’en l’absence de dépôts (1,65 en 6 mois contre 0,88) et une qualité de vie plus altérée (EVA à 3,51/4 contre 3,73/4). La gonarthrose avancée (KL 3-4) conduisait à une plus grande sévérité (1,86 contre 1,50 sans gonarthrose). En DECT, des calcifications denses (Rho > 150) étaient associées à une qualité de vie moindre (3,10/4 contre 3,53/4). L’efficacité de la colchicine et du méthotrexate (MTX) ne variait pas selon le nombre d’articulations atteintes de CCA. Elle était meilleure en cas de charge cristalline étendue aux genoux (61% contre 21% en cas d’atteinte limitée, pour la colchicine ; 62% contre 20% pour le MTX). A l’inverse, les biothérapies étaient plus efficaces en cas de CCA peu étendue, notamment sous première ligne (57% contre 31%). La prise d’une deuxième ligne était moins efficace (20% en cas de charge étendue). Enfin, l’arthrose semblait altérer l’efficacité des traitements conventionnels et ciblés. Conclusion : L’imagerie fournit des déterminants pronostiques utiles à l’évaluation de la sévérité et de la réponse thérapeutique dans le PPCD. Ces résultats soulignent l’importance de développer des scores quantitatifs intégrant les aspects iconographiques pour établir le profil évolutif des patients et adopter une prise en charge personnalisée.
- Directeur(s) de thèse : Pascart, Tristan
AUTEUR
- Mace, Mathieu

