Titre original :

Faisabilité et effet d'une hospitalisation de préhabilitation avant une chirurgie neuro-urologique : étude de cohorte rétrospective monocentrique

Mots-clés en français :
  • Enhanced recovery after surgery
  • prehabilitation
  • chronic neurological disorders
  • neurogenic bladder
  • urologic surgical procedures
  • neuro-urology

  • Troubles de la miction
  • Complications chirurgicales
  • Récupération fonctionnelle
  • Préhabilitation
  • Vessie neurogène
  • Troubles mictionnels
  • Complications postopératoires
  • Récupération améliorée après chirurgie
  • Activité physique préopératoire
  • Vessie neurologique
  • Langue : Français
  • Discipline : Médecine physique et réadaptation
  • Identifiant : 2025ULILM304
  • Type de thèse : Doctorat de médecine
  • Date de soutenance : 06/10/2025

Résumé en langue originale

Introduction : Les symptômes neuro-urologiques peuvent résulter d’une variété de pathologies ou d’évènements qui affectent le contrôle neurologique de la miction. Lorsqu’il n’est pas ou plus possible de recourir aux traitements de première ligne, une chirurgie peut être proposée. Le risque de complication est non négligeable chez les patients neurologiques, justifiant une filière de soins spécifique. Les protocoles de Récupération Améliorée Après Chirurgie (RAAC) sont toutefois peu étudiés pour ce type d’intervention. Objectif : L’objectif principal de ce travail est d’évaluer la faisabilité d’une hospitalisation de préhabilitation avant les chirurgies neuro-urologiques, mise en place à l’Hôpital Swynghedauw au CHU de Lille fin 2023. Les objectifs secondaires sont d’apprécier l’effet propre du parcours, ainsi que son impact en post-opératoire. Méthode : Il s’agit d’une étude monocentrique observationnelle de cohorte rétrospective. Le groupe 1 se compose de patients opérés sans la préhabilitation, le groupe 2, de patients opérés avec. La faisabilité a été évaluée par le taux de réalisation des examens lors des deux venues composant la préhabilitation, pour le groupe 2 : 8 semaines avant l’intervention (S-8), puis 3 jours avant (J-3). L’effet du parcours a été déterminé en comparant les bilans du groupe 2 entre S-8 et J-3. L’impact en post-opératoire a été évalué en comparant la durée de séjour en Urologie et les complications à 1 mois entre les deux groupes. Résultats : Le taux de réalisation des examens du groupe 2, à S-8 et J-3, est respectivement de 79,7% et 76,0%. La seule amélioration significative des tests entre S-8 et J-3 concerne la force de préhension au JAMAR. Pour l’impact de la préhabilitation sur le post-opératoire, il n’a pas été montré de différence significative sur la durée de séjour en Urologie et sur la survenue d’une complication à un mois. Conclusion : Cette hospitalisation de préhabilitation semble faisable si l’on analyse le taux de réalisation des examens. Outre les contraintes liées au patient et d’ordre logistique, le parcours pourrait encore être optimisé. L’hétérogénéité des profils justifie l’adaptation des outils d’évaluation. Le nombre de patients est insuffisant dans ce travail pour obtenir des résultats significatifs quant à un effet du parcours en pré comme en post-opératoire. Il serait pertinent de mener une nouvelle étude avec plus de recul.

  • Directeur(s) de thèse : Blanchard-Dauphin, Anne

AUTEUR

  • Pezard, Alice
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