Supplémentation en vitamine D chez les enfants de 0 à 18 ans : revue des pratiques des médecins généralistes des Hauts-de-France en 2025
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- Médecins généralistes
- Connaissances, attitudes et pratiques en santé
- Prescription médicamenteuse
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- Carence en vitamine D
- Médecins généralistes
- Connaissances, attitudes et pratiques en santé
- Ordonnances médicamenteuses
- Langue : Français
- Discipline : Médecine générale
- Identifiant : 2025ULILM296
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 03/10/2025
Résumé en langue originale
CONTEXTE : La supplémentation en vitamine D est l’un des axes essentiels pour la prévention du rachitisme carentiel. Trois ans après la parution des dernières recommandations, l’objectif de cette revue des pratiques est de recenser les habitudes de prescription des médecins généralistes, d’identifier leurs déterminants et leur adéquation avec les recommandations. METHODE : Etude observationnelle descriptive basée sur les réponses à un autoquestionnaire en ligne à destination des médecins généralistes installés et remplaçants exerçant dans les Hauts-de-France. Le recueil des données a été réalisé entre mars et juillet 2025 et retraçait les habitudes de prescription concernant la supplémentation prophylactique en vitamine D chez les enfants en bonne santé âgés de 0 à 18 ans. RESULTATS : Un total de 251 questionnaires a été analysé. La majorité des médecins prescrit de la vitamine D tout au long de l’enfance (71,7%), et sans bilan biologique pour guider la supplémentation (99,6%). Avant l’âge de 2 ans, la plupart des médecins prescrivent une supplémentation quotidienne (92,8%) sans modification des posologies en fonction du type d’allaitement (76,5%). Il existe des difficultés à établir les équivalences entre gouttes et UI, ce qui conduit à des discordances entre les prescriptions conformes aux recommandations selon l’unité employée. Après l’âge de 2 ans, les facteurs de risque de carence en vitamine D liés à l’exposition solaire et au phototype sont bien identifiés, ce qui n’est pas le cas de l’obésité (17,5%). La fréquence de supplémentation privilégiée est celle trimestrielle, chez les enfants à risque de carence (51%) ou non (42,6%). Deux tiers des prescriptions chez les enfants sans facteurs de risque de carence sont en adéquation avec les recommandations (63,3%) tandis que le sous-dosage est majoritaire chez les enfants avec facteurs de risque (47,1%). Il existe une association statistiquement significative entre le fait d’être au courant de la recommandation et le fait de prescrire selon la recommandation avant l’âge de 2 ans mais pas après. CONCLUSION : La plupart des médecins généralistes proposent une supplémentation en vitamine D à tout âge, et selon des prescriptions en dehors des recommandations. L’intérêt de la supplémentation en vitamine D en population générale est cependant actuellement discuté.
- Directeur(s) de thèse : Poulain, Marc
AUTEUR
- Herbez, Méryl
